• Une plaque commémorant le cessez-le-feu en Algérie a été dérobée à Sedan

     

    Une plaque commémorant le cessez-le-feu

    en Algérie a été dérobée à Sedan

    Une plaque commémorant le cessez-le-feu en Algérie a été dérobée à Sedan

    Le vol aurait été commis dans la nuit de mardi à mercredi. La municipalité a porté plainte.

    La plaque fixée sur le rond-point du Champ-du-Mars à Sedan, devenu officiellement « Rond-point du 19 mars 1962-Cessez-le-feu en Algérie » le 27 avril 2019 a été dérobée cette semaine. Aucune dégradation n’a été constatée par ailleurs. Le vol aurait été commis dans la nuit du mardi à mercredi. La disparition de la plaque n’a été remarquée que le vendredi 18 par la municipalité, alertée par notre rédaction. Une plainte a été déposée et une enquête est en cours.

    Une plaque commémorant le cessez-le-feu en Algérie a été dérobée à Sedan

    La plaque avait été dévoilée lors de l’inauguration du rond-point, le 27 avril 2019. 

    Le mobile du vol reste mystérieux. S’agit-il simplement d’un acte de dégradation ou d’une action militante ? La date du 19 mars 1962 marquant le cessez-le-feu en Algérie et la fin de la guerre à la suite des accords d’Évian ne fait pas l’unanimité parmi les anciens combattants. Certains placent la fin réelle du conflit à la fin 1964, année du départ des derniers militaires français. Ils soulignent que plus de 500 soldats ont été déclarés « morts pour la France » entre le 3 juillet 1962, date reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie par la France, et 1964.

    Pour rappel, un olivier avait été volé sur ce rond-point 26 avril 2019, la veille de son inauguration, et deux palmiers avaient disparu en mai de la même année.

    Les voleurs de palmier à Sedan

     risquent gros

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    Sur le rond-point récemment aménagé près du Champ de Mars, les arbres ont une fâcheuse tendance à disparaître. La police en appelle aux témoins.

    Deux arbres ont été volés sur le rond-point du 19 mars 1962 – Cessez-le feu en Algérie. Un olivier s’est envolé la veille de l’inauguration, le 27 avril. Dans la nuit de mercredi 15 au jeudi 16 mai, c’est un palmier qui a été subtilisé. Le commissariat rappelle qu’il ne faut pas hésiter à alerter la police quand on est témoin d’un vol de ce genre. Le voleur risque jusqu’à 3 ans de prison, sans compter la réparation financière du préjudice.

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    La journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc a lieu le 19 mars. Six questions pour comprendre le sens de cette commémoration et les débats qu'elle suscite. 

    La loi du 6 décembre 2012 a institué le 19 mars journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. 

    Que commémore-t-on le 19 mars ?

    La journée nationale est fixée au 19 mars, jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie. Cette journée permet de commémorer les accord d'Évian du 18 mars 1962, de rassembler et rendre hommage à toutes les victimes civiles ou militaires qui sont tombées durant la guerre d'Algérie et les combats au Maroc et en Tunisie. Plusieurs cérémonies commémoratives sont organisées dans toute la France. Ces cérémonies sont adaptées en fonction du contexte sanitaire.

    Cette journée n'est ni fériée, ni chômée.

    Comment la loi du 6 décembre 2012 a-t-elle été adoptée ?

    La loi est issue d'une proposition de loi adoptée par l'Assemblée nationale en 2002. Elle n'a été débattue au Sénat qu'en 2012. 

    La loi vise à reconnaître à la guerre d’Algérie son caractère central dans la construction de l’identité française moderne et assurer une transmission apaisée de sa mémoire aux générations futures.

    Que sont les accords d'Évian du 18 mars 1962 ?

    Des négociations visant à rétablir la paix en Algérie commencent, le 20 mai 1961, à Évian, entre la France et les plénipotentiaires du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). 

    S’ensuit un processus long et difficile de négociations pour sortir d'une guerre de décolonisation. Les discussions sont accélérées par l'aggravation du conflit et la vague d'attentats perpétrés par l'organisation de l'armée secrète (OAS). 

    Le 18 mars 1962, à l'Hôtel du Parc d'Évian, des accords sont signés par Louis Joxe, ministre français chargé des questions algériennes, et Krim Belkacem, chef de la délégation algérienne représentant du GPRA.

    Le soir, le général De Gaulle annonce la signature des accords d’Évian qui se traduisent dès le lendemain 19 mars à midi par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien.

    Quel est l'apport de la loi de 1999 pour le souvenir de la guerre d'Algérie ?

    La Guerre d’Algérie (1954-1962), était, avant même les accords d’Évian, une "guerre sans nom", sans véritable existence légale.

    Les gouvernements qui se succèdent la désignent sous les vocables "événements", "opérations de maintien de l'ordre". Un silence officiel est de rigueur sur les événements les plus troubles comme la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 ou la question de la torture.

    En juin puis octobre 1999, l’Assemblée nationale puis le Sénat votent à l’unanimité la loi de reconnaissance officielle de la Guerre d’Algérie(nouvelle fenêtre). La loi substitue à l'expression "aux opérations effectuées en Afrique du Nord" l'expression "à la guerre d'Algérie ou aux combats en Tunisie et au Maroc". Cette loi dite mémorielle ouvre la voie à une reconnaissance officielle du préjudice subi par l’ensemble des victimes du conflit.

    Quels sont les débats sur la date de la commémoration ?

    Le 18 mars 2016, des personnalités politiques ont publié une tribune dans Le Figaro pour protester contre la participation de François Hollande, président de la République, à la commémoration du 19 mars 2016.

    La date de l’hommage national aux morts en Algérie continue de faire débat, notamment entre représentants des rapatriés et harkis d’une part et associations d’anciens combattants d’autre part. Certaines associations d'anciens combattants lui préfèrent le 5 décembre. Le 5 décembre est la date de l’hommage aux morts de la guerre d’Algérie. Cette date a été fixée lors de l’inauguration en 2003 par le président Jacques Chirac du monument national érigé quai Branly à Paris à la mémoire de tous les soldats morts en Afrique française du nord (AFN) de 1952 à 1962.

    À l’occasion du cinquantième anniversaire en mars 2012, le secrétaire d’État aux anciens combattants, Marc Laffineur, annonçait que l’État n’organiserait “aucune commémoration nationale” du cessez-le-feu du 19 mars 1962 entre la France et le FLN algérien, au lendemain de la signature des Accords d’Évian. Le secrétaire d’État soulignait que “si le 19 mars évoque la joie du retour des militaires français dans leur famille, il marque également l’amorce d’un drame pour les rapatriés, contraints au déracinement, et le début d’une tragédie pour les harkis, massacrés dans les semaines qui suivirent, au mépris des accords d’Évian”.

    Quelle mémoire de la guerre d'Algérie ?

    En janvier 2020, le chef de l'État Emmanuel Macron a estimé que la France devait revisiter la mémoire de la guerre d'Algérie afin de mettre un terme au "conflit mémoriel". Il a notamment honoré les harkis et reconnu que Maurice Audin, mathématicien pro-indépendance disparu en 1957, était bien "mort sous la torture du fait du système institué alors en Algérie par la France".

    En 2021, il a reçu le rapport rédigé par l'historien Benjamin Stora sur "Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie" . Comme proposé par le rapport, le président de la République a reconnu, le 2 mars 2021, la responsabilité de la France dans la mort de l'avocat Ali Boumendjel(nouvelle fenêtre). Au coeur de la Bataille d’Alger, il a été "arrêté par l’armée française, placé au secret, torturé, puis assassiné le 23 mars 1957". Le président de la République s'est également engagé pour l'ouverture prochaine des archives.

    Une plaque commémorant le cessez-le-feu en Algérie a été dérobée à Sedan

    Rapport Stora sur la guerre d’Algérie : comment réconcilier des mémoires divergentes ?  

    Bien sûr une enquête est ouverte à Sedan, nous ne pouvons accuser personne mais nous avons le droit de dire qui s’opposent avec virulence à la commémoration du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie du 19 mars 1962 :

    - Marine Le Pen a dit « Si je suis élue présidente de la République je supprimerai la commémoration du 19 Mars 1962.

    - Il y a aussi l’UNC (l’Union Nationale des Combattants en Algérie) qui préfère le 5 décembre, une date sans rapport avec la guerre d’indépendance de l’Algérie.

    - Il y a tous les nostalgiques extrémistes de l’Algérie française, les nostalgiques de la criminelle et terroriste OAS. Les nostalgiques du colonialisme.

    - Souvenons-nous (à titre d’exemple, mais il y en a de nombreux autres) de la suppression du nom de la rue du 19 Mars 1962 à Béziers remplacé par la "rue du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc" inaugurée par l’extrémiste Ménard... L'Algérie, ce "paradis perdu" dit Ménard Mais ce paradis c'était l'enfer pour les "Oradour-sur-Glane" algériens… 

    Une plaque commémorant le cessez-le-feu en Algérie a été dérobée à Sedan

    Le maire affilié FN de Béziers Robert Ménard inaugurait la "rue du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc" le 14 mars 2015. 

     

    L'Algérie, ce "paradis perdu" 

    Le bulletin de Ménard, payé par tous les contribuables bittérois, publiait en 2015 un extrait du discours de Robert Ménard du 14 mars 2015, prononcé à l'occasion du changement de nom d'une rue de Béziers. La rue du "19 mars 1962", date des accords d'Evian qui ont mis fin à la guerre d'Algérie, est devenue, sur décision du maire, celle de la rue Hélie de Saint-Marc, du nom du militaire français partisan de l'Algérie française ayant participé à la tentative de putsch des Généraux en 1961.

    Dans ce discours, intitulé "L'Algérie, ce paradis perdu", le maire, né à Oran en 1953, ne cachait pas sa nostalgie de l'époque où ce pays était encore un département français. Il rappellait ainsi, "faut-il le redire aux révisionnistes de tout poil", que "la présence française en Algérie, ce sont des ports, des aéroports, des routes, des écoles, des hôpitaux", mais aussi "du soleil sur la peau, des éclats de rire sur les plages, des filles à la peau suave, un ciel comme il n'en existe nulle part ailleurs".
     

    Ce paradis perdu était aussi l’enfer pour ceux que tous les extrémistes de son acabit appelaient les indigènes… les citoyens de seconde zone… les ratons... les bougnouls... 

    Première vidéo 2014 mis en ligne sur mon blog pour la commémoration du 19 mars 1962... Quelque part en France... dans un petit village...  

    21 Mars 2014 

     

    « A toi, le petit garçon qu'un élu de la République a fait pleurer Contribution. La torture dénoncée par de hauts fonctionnaires de l’état colonial Français Paul Teitgen, l’homme qui refusa «La torture dans la République» »
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