• Dans le domaine de la mémoire de la guerre d'Algérie et ses victimes, nous devons beaucoup à Paris et à son ancien maire Bertrand Delanoë

    Dans le domaine de la mémoire, de la guerre d'Algérie et ses victimes, nous devons beaucoup à Paris et à son ancien maire Bertrand Delanë

    Dans le domaine de la mémoire, de la guerre d'Algérie et ses victimes, nous devons beaucoup à Paris et à son ancien maire Bertrand Delanoë

    Dans le domaine de la mémoire, de la guerre d'Algérie et ses victimes, nous devons beaucoup à Paris et à son ancien maire Bertrand Delanoë

    M. Romano Bottinelli

    (cinéaste)

    C'est un honneur pour moi d'apprendre que cet article va servir comme outil de travail à M. Romano Bottinelli, pour la réalisation du film " CE QUE LA GUERRE A FAIT DE NOUS " dont voici un extrait (Attention ce n'est qu'une ébauche, tout n'est pas parfait)...

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    Dans le domaine de  la  mémoire  de  la  guerre  d’Algérie et  ses  victimes,  nous  devons  beaucoup  à  Paris  et à son  ancien  maire  Bertrand  Delanoë,  voici  ce  qui  a  été réalisé  par  la  Ville  de  Paris.  Mais toutes ces inaugurations ne se sont pas toujours faites à l'unanimité de la classe politique.                      Michel Dandelot

    Dans le domaine de la mémoire de la guerre d'Algérie et ses victimes, nous devons beaucoup à Paris et à son ancien maire Bertrand Delanoë

     

     Commémorations du massacre du 17 octobre 1961

     

    Le mardi 17 octobre 1961 à Paris, alors que la guerre d'Algérie va vers sa fin, des milliers d'Algériens manifestent contre le couvre-feu qu'on leur impose. Une rafle est organisée par le préfet de police de Paris, Maurice Papon. Des dizaines de manifestants sont tués. Le silence sur ces événements sanglants aura duré trente ans. La dernière décennie a consacré la redécouverte de cet épisode, dont le souvenir enfoui nourrit encore les cauchemars des immigrés algériens et le malaise de leurs descendants français.

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    Le 17 octobre 2001, Bertrand Delanoë, maire de Paris, a inauguré   une plaque commémorative au pont Saint-Michel «à la mémoire de nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 »

     

    La droite et l’extrême droite manifestent

    Le 17 octobre 2001, à Paris, sur le pont Saint-Michel, le maire de la capitale, Bertrand Delanoë, accompagné d’une centaine de personnes, inaugure une plaque commémorative. Elle est dédiée : «À la mémoire des Algériens, tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961.» Les mots, choisis avec précision, s’inscrivent sur les murs parisiens. Mais à quelques encablures de là, une autre manifestation est organisée. Des représentants politiques, des militants de droite et d’extrême droite, se sont réunis pour protester contre l’hommage rendu. Signe que, quarante ans après les faits, la plaie ouverte dans cette nuit tragique du 17 octobre 1961 n’était toujours pas refermée. 

    Archives du "Monde" (17 octobre 2001)

    Le massacre du 17 octobre 1961 obtient un début

    de reconnaissance officielle

    Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, devait inaugurer mercredi une plaque dédiée aux "nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961". La droite parisienne estime, par la voix de Claude Goasguen, que ce geste est une "provocation".

    Quarante ans après le 17 octobre 1961, la répression policière de la manifestation pacifique des Algériens de Paris est en passe d'intégrer l'histoire de France. Il aura fallu dix années de luttes menées par des enfants de l'immigration algérienne, soutenus par des associations antiracistes récemment rejointes par des intellectuels, pour effacer trente ans de dénégation et d'oubli. Un début de reconnaissance officielle est aujourd'hui accordé à la répression sanglante de ce défilé pacifique organisé à Paris par le FLN afin de protester contre le couvre-feu imposé aux "Français musulmans d'Algérie" par le préfet de police de l'époque, Maurice Papon.

    Le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, conformément à un engagement pris pendant la campagne des municipales, doit dévoiler, mercredi 17 octobre 2001 au matin, la première plaque commémorative de France. Les vifs débats qui ont accompagné sa rédaction témoignent de la multiplicité des mémoires de la guerre d'Algérie. Plusieurs manifestations artistiques appuient cet événement en Ile-de-France comme en province (Le Monde du 16 octobre), tandis qu'un défilé est organisé, mercredi en fin d'après-midi à Paris. Une quarantaine d'associations, syndicats et partis politiques (PCF, LO, LCR) appellent à parcourir l'itinéraire de la manifestation du FLN entre le métro Bonne-Nouvelle et le pont Saint-Michel, d'où des Algériens ont été jetés dans la Seine le 17 octobre 1961. Ils réclament "la reconnaissance officielle de ce crime contre l'humanité", "le libre accès aux archives", "la création d'un lieu du souvenir à la mémoire des victimes" et "l'introduction et l'étude de ces événements dans les programmes et les manuels scolaires".

    "Il est temps que les évidences s'imposent, commente Mehdi Lallaoui, réalisateur de télévision et animateur de l'association Au nom de la mémoire, qui milite depuis la fin des années 1980 pour la reconnaissance des événements du 17 octobre, auxquels son père a participé. En 1991, les chaînes de télévision nous jetaient quand on leur proposait un documentaire sur octobre 1961 : la réalité était niée. On partait de très loin. A présent que les faits sont établis, on peut les nommer, les reconnaître. Lorsque ce sera fait, nous pourrons sortir de la séquence 'douleur' et consacrer toutes nos forces à la fraternité." 

    EXTRÊME "SOBRIÉTÉ" DU TEXTE 

    Pourtant, ceux qui, comme M. Lallaoui, attendent "une parole libératrice" de la part des autorités risquent d'être déçus. Le maire de Paris ne prononcera en effet aucun discours en inaugurant la plaque "à la mémoire des nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961". Le lieu retenu témoigne déjà de la difficulté de l'exercice : l'objet sera scellé sur le pont Saint-Michel, non du côté du 5e arrondissement, dont le maire (RPR) est Jean Tiberi, mais dans le 4e, chez la socialiste Dominique Bertinotti. L'endroit, à l'angle du quai du Marché-Neuf, fait précisément face à la préfecture de police. M. Delanoë revendique l'extrême "sobriété" du texte de la plaque, voté le 24 septembre par le Conseil de Paris après un débat houleux. "Nous ne sommes ni des historiens ni des procureurs", déclare-t-il, jugeant "plus efficace, après les polémiques qu'il y a eu et qu'il y a", de s'en tenir "à un acte fort dédié à la mémoire".

    C'est donc entouré des seuls membres de l'exécutif parisien et d'élus des groupes socialistes, communistes, Verts et du Mouvement des citoyens que le maire de Paris devait, en silence, procéder à cette inauguration. Aucun membre du gouvernement n'a été convié, assure-t-on à l'hôtel de ville, à l'exception du ministre de l'intérieur, Daniel Vaillant, qui l'a été en tant qu'élu parisien. "Je l'ai beaucoup vu ces temps-ci, nous a déclaré le maire de Paris, mais c'est un sujet que nous n'avons pas abordé." L'embarras de M. Vaillant est sans doute lié à l'attitude des syndicats de policiers, qui voient d'un mauvais œil l'hommage rendu aux victimes du 17 octobre 1961.

    Dénonçant "l'attitude irresponsable de certains hommes politiques", Alliance, organisation majoritaire au sein de la police parisienne, affirme que "l'évocation d'une période particulièrement douloureuse de notre Histoire ne peut avoir pour conséquence que d'éloigner la police nationale des Français". Le SGP-FO, de son côté, estime que le maire devrait " faire de même pour tous les policiers (...) assassinés (...) par le FLN". Le maire de la capitale apparaît ainsi bien seul pour assumer une initiative qui, faute de mieux, restera "strictement parisienne". La Ligue des droits de l'homme ne s'y est pas trompée. Tout en se félicitant du geste des élus parisiens, l'association juge que "cette démarche serait incomplète si les plus hautes autorités de la République devaient rester silencieuses sur le sujet".

    Les débats au Conseil de Paris, le 24 septembre, sur le projet de délibération concernant la plaque du pont Saint-Michel, avaient, dès la rentrée, donné le ton de la controverse qui se développe à l'approche de la date anniversaire. Les groupes d'opposition RPR, UDF, DL et tibéristes, qui ont voté contre ce texte, avaient contesté, comme Claude Goasguen, conseiller de Paris (DL), "un devoir plus que sélectif de mémoire" et réclamé "que le gouvernement algérien reconnaisse aussi ses torts". "Est-ce véritablement le moment d'aller donner des arguments à tous les extrémistes musulmans ?", avait poursuivi M. Goasguen, qui avait conclu à une "provocation". Sur un autre plan, Philippe Séguin, président du groupe RPR, avait affirmé que "les origines et le déroulement de l'événement du 17 octobre 1961 restaient à préciser", avant de dénoncer une "approche manichéenne" de l'histoire et de juger "inutile de rouvrir des controverses".

    UNE AUTRE RÉDACTION REJETÉE 

    Pour la plaque, M. Séguin avait proposé une autre rédaction, qui a été rejetée par la majorité municipale : "La guerre d'Algérie est un moment particulièrement douloureux de notre histoire, indiquait ce texte. Ces lieux ont servi de cadre à l'un de ses épisodes les plus controversés. Ici, le 17 octobre 1961, un grand nombre d'Algériens perdirent la vie pour la cause qu'ils s'étaient choisie." Finalement, la droite avait quitté momentanément l'hémicycle parce qu'un élu Vert, Sylvain Garrel, avait évoqué "un crime de masse ordonné et couvert par les plus hautes instances de l'Etat", en prononçant le nom du général de Gaulle, alors président de la République, ainsi que ceux de Maurice Papon, préfet de police, Roger Frey, ministre de l'intérieur, et Michel Debré, premier ministre.

    SOURCE :  http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/17/archives-du-monde-17-octobre-2001-le-massacre-du-17-octobre-1961-obtient-un-debut-de-reconnaissance-officielle_1588198_3224.html

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    Mémorial Parisien au cimetière du Père-Lachaise

    en hommage aux militaires « Morts pour la France »

    en Afrique du Nord de 1952 à 1962

     

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    Le 3 février 2003 , afin de perpétuer leur sacrifice, la Ville de Paris à l’initiative de son maire, Bertrand Delanoë, a financé et érigé un Mémorial en souvenir des 755 militaires de la capitale morts et disparus durant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie de 1952 à 1962. Situé dans le cimetière du Père-Lachaise, en face du Jardin du Souvenir, à proximité des monuments aux morts des deux guerres mondiales et de l’entrée Gambetta. L’ensemble des associations d’anciens combattants de la capitale ont été associées à sa réalisation.

     

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    L’allocution de Bertrand Delanoë, maire de Paris

     prononcée lors de l’inauguration de ce mémorial

     

    «  Messieurs les présidents d’association, messieurs les maires, mesdames et messieurs les élus, mon général, si nous sommes aussi nombreux dans cette après-midi pluvieuse, très, très pluvieuse, s’il y a tant d’émotion, c’est que ce qui nous rassemble est un moment d’Histoire, un moment de Vérité, un moment où nous osons dire merci et nous osons dire que nous gravons pour toujours dans notre temps collectif la vie de 747 parisiens combattants tombés dans les combats d’Afrique du Nord.

    Comme pour nos compatriotes des deux autres -conflits du 20′ siècle, nous n’acceptons pas que ces militaires, appelés ou de carrière, qui ont donné leur vie au nom de la France – parce que la France dans ses autorités légitimes leur avait confié cette mission – nous n’acceptons pas qu’ils soient moins res­pectés, moins honorés, que ceux des conflits précédents. Dans ces combats, il y a un peu plus de cinquante ans, dans les trois pays d’Afrique du Nord et dans ce que nous appelons désormais la guerre d’Algérie, 747 parisiens jeunes et soit parce qu »ils étaient appelés, soit parce qu’ils avaient choisi le métier de militaire, ont perdu la vie. Leur souffrance, la peine de leur famille, de leurs proches, de leurs camarades de combat, nous voulons que tout cela soit dans l’Histoire de Paris. Il n’y a pas de grande Nation, il n’y a pas de grande collectivité qui ne regarde en face son Histoire.

    Lorsque nous pensons Afrique du Nord, nous pensons Français, nous pensons Algériens, nous pensons pieds-noirs, nous pensons harkis. Toutes les vies se valent. Aujourd’hui, c’est bien ces 747 vies que nous voulons prolonger dans notre histoire, leur histoire parce que c’est une Histoire qui s’interrompt au nom d’une cause collective, au nom d’un devoir patriotique quelles qu’en soient les raisons, devoir accompli au nom de la France alors ces vies doivent être intégrées dans ce que Paris exprime du temps passé pour le temps qui vient. Ces Vies, ces vies d’honneur sont des vies que nous ne voulons pas oublier et que nous voulons même perpétuer dans la durée du temps parisien.

    Mesdames et messieurs, on est debout on transmet des messages de confiance aux générations qui viennent lorsque l’on commence par respecter son passé. On ne sait pas porter un message de confiance dans l’avenir, on ne sait pas transmettre des valeurs positives, des valeurs de paix, des valeurs de respect de la dignité ‘humaine si on ne commence pas par appliquer ces principes au passé, c’est ce que nous faisons aujourd’hui. Devant votre nombre, je veux exprimer au nom de la capitale de la France notre reconnaissance, notre émotion et la certitude, l’affirmation absolue que jamais nous ne les oublierons, ces 747 parisiens sont à jamais dans l’âme de Paris, ils méritaient bien le rassemblement d’aujourd’hui, ils méritaient bien ce monument dont nous posions la première pierre avec les associations il y a moins d’un an. Je dois d’ailleurs m’excuser parce que cette inauguration a été reportée, pardonnez-moi, elle était prévue le 7 novembre mais quelques événements indépendants de ma volonté ont fait que nous ne le faisons que dans ces premiers jours de février.

    Peu importe, ce qui compte c’est ce qui reste dans l’Histoire, ces 747 sont dans l’histoire de Paris. Nombreux nous voulions aujourd’hui au nom de toutes les parisiennes, au nom de tous les parisiens leur dire: ils sont notre fierté, ils ne peuvent pas quitter notre pensée, cette pensée sera définitive à travers ce beau monument ce qui est un geste dédié à l’avenir et aux générations qui viennent pour la réconciliation, pour la vie en commun au nom de ce que nous avons de meilleur, c’est-à-dire des valeurs de civilisation qui s’appellent Liberté, qui s’appellent droits de l’homme, qui s’appellent dignité de la vie qui est un droit absolu pour chacun.

    Merci à eux, honneur à eux. »

     

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    Une place du 19 mars 1962
    inaugurée à Paris

     

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    Une place du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu en Algérie, a été inaugurée le 20 avril 2004 dans le XIIe arrondissement par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, pour honorer les morts des guerres d'Afrique du nord, en "regardant notre Histoire en face".

    Une place du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu en Algérie, a été inaugurée mardi 20 avril dans le XIIe arrondissement par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, pour honorer les morts des guerres d'Afrique du nord, en "regardant notre Histoire en face".
    Alors que se poursuit la controverse sur la date de commémoration, M. Delanoë a, devant de nombreux élus de gauche et plusieurs centaines d'anciens combattants, qualifié ce jour de "rendez-vous de la fidélité et de l'honneur".
    Le lieu, un petit carrefour, avait été choisi pour sa proximité avec la gare de Lyon, d'où partirent des milliers de soldats.
    3.500 villes ou villages de France ont un site dédié à cette date, a assuré Wladislas Marek, président de la FNACA (anciens combattants d'Afrique du Nord) qui revendique 368.545 membres.
    "Pour tous les conflits, c'est l'anniversaire du cessez-le-feu officiel qui est retenu. Il ne s'agit pas de commémorer une victoire ou une défaite. C'est une journée d'hommage aux morts", a-t-il dit.
    "Cette place, Paris qui prend ses responsabilités la dédie aux jeunes gens dont certains ont fait le sacrifice de leur vie, dont tous ont laissé une part de leur jeunesse, de leur vitalité, de leur espérance, parfois de leurs illusions, dans ces combats terribles", a lancé le maire dans un ample discours aux accents fervents.

    "Vérité historique"

    "Rien ne peut se construire d'honorable et de fidèle si nous ne sommes pas dans la vérité historique", a-t-il fait valoir, soulignant que le 19 mars marquait la fin d'une guerre, "un mot qu'il faut prononcer: non, ce n'était pas des opérations de maintien de l'ordre, c'était une guerre coloniale".
    "Je n'ignore aucunes des morts survenues après cette date", a dit le maire : harkis ou Français d'Algérie. "Je suis un Français né en Afrique du Nord, comment pourrais-je ignorer la souffrance de mes parents ?", a ajouté ce natif de Tunis.
    Plusieurs associations, comme l'UNC (Union nationale des combattants) ou le Recours (rapatriés), contestent la date du 19 mars, faisant valoir qu'il y a eu plus de morts en Algérie après qu'avant.
    Elles ont opté pour la journée officielle du 5 décembre, jour de l'inauguration en 2002 par Jacques Chirac du Mémorial du quai Branly, mais date sans référence historique, critiquent les tenants du 19 mars.
    Interrogé sur l'inauguration parisienne, le ministre délégué aux Anciens combattants, Hamlaoui Mékachera, a affirmé mardi que "la journée nationale" de commémoration est le 5 décembre, "point final".
    Cependant, "les municipalités ont le droit de choisir pour les artères, les sites etc. le nom qu'elles veulent, et d'inaugurer ce qu'elles veulent", dit-il. "C'est la liberté, c'est la loi".
    Pour M. Delanoë, cette place, "parce qu'elle est une place de la vérité, doit être une place d'espérance et de rassemblement".

     

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    La place Maurice Audin inaugurée à Paris

     

    Hommage au militant de l’anticolonialisme

    assassiné en Algérie

     

    Une place Maurice Audin, du nom de ce martyr de la guerre d’indépendance algérienne assassiné en 1957, par les parachutistes français, a été officiellement inaugurée le mercredi 26 mai 2004 dans la capitale française. Une action par laquelle le conseil de Paris devance la justice, qui considère toujours que le jeune mathématicien n’a pas été assassiné.

    La place Maurice Audin compte parmi les plus populaires d’Alger. Elle se situe près de la Faculté centrale et de son célèbre tunnel, en plein centre de la capitale, où se rejoignent taxis et transports en commun. Cette place si stratégique, qui sonne tellement « français », célèbre la mémoire d’un jeune militant communiste de l’anticolonialisme, assassiné par des parachutistes français en pleine bataille d’Alger, en 1957, après avoir été torturé. Né en Tunisie en 1932, d’un père métropolitain et d’une mère « algérienne d’origine européenne », il est considéré en Algérie comme un martyr de la guerre d’indépendance. Au même titre que Didouche Mourad, Larbi Ben M’Hidi ou encore Zighout Youcef.

    Côté français, quelques communes, telles Saint-Denis, Bures-sur-Yvette ou encore Eschirolles, ont honoré la mémoire du militant du Parti communiste algérien (PCA). Mais nulle rue ou place commémorative dans la capitale française. Jusqu’au mercredi 26 mai 2004, où le maire de Paris, Bertrand Delanoë, accompagné de l’épouse du défunt et de l’ambassadeur d’Algérie, a officiellement inauguré une « place Maurice Audin » dans le cinquième arrondissement.

     

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    Une place du 8 Février 1962 à Paris

     

      Une place pour les neuf victimes de Charonne a été inaugurée le  8 février 2007 par Bertrand Delanoë, maire de Paris, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, Georges Sarre, maire du 11e arrondissement, Nicole Borvo, sénatrice communiste de Paris, en présence du Comité Charonne pour marquer le 45e anniversaire de la manifestation contre l’OAS et la guerre d’Algérie.

      
     

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    Inauguration, le 8 février 2007

     Contre l’OAS et la guerre d’Algérie

     

    Un hommage sera rendu aux neuf victimes de la répression de la manifestation du Métro Charonne, à 11 h. Il sera ensuite procédé à un dépôt de gerbe pour fleurir les plaques, à l’intérieur de la station du Métro Charonne, avec l’Union syndicale CGT de la RATP. « En une période où le besoin d’histoire est si fort dans la société française, et où est légitimement revendiquée une exigence de vérité, en particulier sur les deux moments clefs de notre histoire nationale récente que sont l’Occupation et les guerres coloniales, il n’est pas inutile de se souvenir de Charonne », souligne le comité Vérité Justice pour Charonne. Et de rappeler qu’en 1961-1962, « depuis des mois, les tueurs de l’OAS frappent en toute impunité, multipliant les attentats, entretenant un climat de peur, de violence. De toute évidence, ils bénéficient au gouvernement, dans l’armée, la police, de complicités multiples, ils espèrent ainsi enrayer les luttes revendicatives et la prise de conscience grandissante pour la paix et l’indépendance de l’Algérie ». Les manifestations sont interdites, on tente de museler la presse progressiste, on porte atteinte aux droits de réunion, de grève, la répression policière est féroce. Ainsi, lors d’une manifestation pacifique à l’appel de la fédération de France du FLN, le 17 octobre 1961, et les jours suivants, plusieurs dizaines d’Algériens sont assassinés à Paris et en banlieue, des centaines d’autres sont arrêtés.

    Le 7 février 1962, à Paris, en plein après-midi, dix nouvelles charges de plastic secouent la capitale. Sont visés des personnalités politiques, des journalistes, des écrivains et des universitaires. Les Unions départementales CGT de la Seine et Seine-et-Oise décident le soir même de riposter et provoquent une réunion de toutes les organisations syndicales, politiques, étudiantes désireuses de s’opposer au fascisme de l’OAS. Les organisations parisiennes du PCF, de la CFTC, de la FEN, du SNI de Seine-et-Oise, de l’UNEF, du SGEN, du PSU, la Jeunesse communiste, la Jeunesse socialiste unifiée et le Mouvement de la paix décident d’une manifestation pour le lendemain 8 février à 18h30, place de la Bastille.

    « Le 8 février 1962, 60 000 manifestants en plusieurs cortèges calmes et pacifiques défilent autour de la Bastille. Alors que la dislocation est annoncée, des brigades spéciales d’intervention chargent sans motif avec une brutalité et une sauvagerie inouïes le cortège du boulevard Voltaire à la hauteur du métro Charonne. La volonté de tuer, pour l’exemple, est évidente », rappelle le comité Vérité Justice pour Charonne. Le 9 février 1962, la CGT riposte au drame de Charonne et lance un appel à la grève nationale. Les 10, 11et 12 février, des actions, des protestations se multiplient. A l’initiative de la CGT, toutes les organisations syndicales décident de faire du 13 février, une journée nationale de grève et de manifestations.

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                                                 A l’intérieur de la station de métro Charonne

                                                       le 10 février 2006 (© Cicilie Fagerlid).

     

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     Hommage au Général de Bollardière : Inauguration du Carrefour De Bollardière

     Jeudi 29 novembre 2007

     

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    Un Carrefour du Général Jacques Pâris de Bollardière a été inauguré à Paris par Bertrand Delanoë Maire de Paris, Odette Christienne Adjointe au Maire chargée de la mémoire et du monde combattant, des archives ainsi que les Maires des 7ème et 15ème Arrondissement Michel Dumont et René Galy-Dejean

     Ce carrefour est situé à l’intersection des Avenues de Suffren et de la Motte-Piquet (Métro la Motte-Piquet)

     Sa femme, Simone de Bollardière, sa famille, ses amis étaient présents.

     Il faut rappeler que pendant la guerre d’Algérie, ce général, ancien Compagnon de la Libération, le plus décoré des généraux de cette époque, demanda à être relevé de ses fonctions de commandement pour ne pas cautionner la pratique de la torture contre les algériens. Parce qu’il rendit publique sa position dans le journal l’Express de Jean-Jacques Servan-Schreiber, il fut condamné à 60 jours de forteresse, et « mis au placard ».

     Il s’engagea ensuite dans les campagnes de non violence, et en particulier contre les essais atomiques (aux côtés de l’Amiral Sanguinetti) dans les atolls de l’océan pacifique.

     Dans cette période où des élus, comme à Perpignan, soutiennent les nostalgiques de l’OAS, du colonialisme et qu’un vent nauséabond souffle pour attiser les relents racistes issus de ces guerres coloniales, ce geste, dans la capitale ne peut que réconforter. A l’occasion du centenaire de sa naissance, cet hommage lui est plus que mérité.

     A la veille du déplacement contesté du Président de la République Nicolas Sarkozy en Algérie les propos de Simone de Bollardière (l’une de ces 12 grands témoins de la Guerre d’Algérie qui a signé l’Appel des 12 contre la Torture) sont par contre dans la démarche nécessaire du rapprochement franco-Algérien devant servir à un réel traité d’amitié entre les 2 peuples : "J’ai tenu à ce que les Algériens soient présents pour honorer mon mari qui les a beaucoup aimés". Ce gage, ce carrefour, sont des symboles forts indispensables et qui viennent heureusement contrecarrer les initiatives honteuses des nostalgiques de l’Algérie Française, soutenues par des élus qui osent se dire républicains.

     

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       Le dernier lieu de mémoire

     inauguré à Paris

     Une stèle en mémoire

     de toutes les victimes de l'OAS

     le jeudi 6 octobre 2011

       

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