• Gisèle Halimi au Panthéon : ce que cache la polémique

     

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    qui est la réponse de Benjamin Stora

     

    Gisèle Halimi au Panthéon : ce que cache

    la polémique

    Gisèle Halimi au Panthéon : ce que cache la polémique

    Nous les anti colonialistes

    Nous les appelés

    Contre notre volonté

    A la guerre d’indépendance

    De l’Algérie

    N'en déplaise à Madame

    Fatima Besnaci Lancou

    nous demandons toujours

    l'entrée au Panthéon

    de Gisèle Halimi !!!

    Envisagée un temps par le président Emmanuel Macron, l’entrée au Panthéon de l’avocate Gisèle Halimi, figure anticolonialiste autant que féministe, serait désormais compromise. Et pas forcément pour les raisons que l’on imagine.

    En janvier dernier, lors de la remise du rapport Stora sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie, on avait enregistré de vives réactions des deux côtés de la Méditerranée. Si, officiellement, les autorités algériennes semblaient rejeter en bloc ce texte – notamment parce que, à leurs yeux, il n’incitait pas suffisamment l’État français à la repentance – , en France, en revanche, l’accueil avait été plus contrasté mais en général assez favorable.

    Ainsi, la plupart de ses préconisations pour apaiser les relations entre Paris et Alger et calmer les douleurs toujours vives des divers acteurs de la guerre près de soixante ans après les accords d’Évian, avaient plutôt été considérées par la grande majorité des commentateurs comme des mesures symboliques ou pratiques de bon sens. Avant qu’on oublie quelque peu le travail de Benjamin Stora au fil des semaines.

    Dénoncer l’ensemble du rapport

    Quatre mois après, alors qu’elle n’avait suscité que très peu de commentaires, l’une de ces mesures symboliques fait étonnamment l’objet d’une vive polémique en France. Il s’agit de « l’entrée au Panthéon de Gisèle Halimi, grande figure féminine d’opposition à la guerre d’Algérie », pour reprendre les mots de Benjamin Stora saluant l’avocate récemment disparue et qui avait courageusement défendu des militants et surtout des militantes du Front de libération nationale (FLN) risquant de lourdes peines pendant le conflit.

    Certes, l’idée de lui accorder cet honneur peu commun – seules quelques dizaines de « grands hommes » sont inhumés au Panthéon – avait été critiquée dans une tribune signée par une cinquantaine de femmes se présentant comme « femmes et filles de harkis », et publiée par le Figaro. Mais le texte n’avait guère attiré l’attention. Il avait d’ailleurs pour principal but affirmé de dénoncer l’ensemble du rapport supposé « obéir à des considérations politiques et non historiques, au préjudice de la vérité sur les harkis ».

    En clair, voulait-on dire, le texte de Stora ne prenait pas suffisamment en considération les revendications des descendants des soldats supplétifs de l’armée française pendant la guerre, injustement traités des deux côtés de la Méditerranée à l’issue du conflit.

    Des dizaines de milliers de signatures

    Mais voilà qu’à la mi-mai, un journaliste de la radio France Inter a déclaré à l’antenne avoir appris de bonne source – auprès d’un conseiller de l’Élysée, peut-on supposer – que l’entrée au Panthéon de Gisèle Halimi ne ferait plus partie des gestes envisagés par le président Emmanuel Macron pour continuer à suivre les préconisations de Benjamin Stora (reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans l’assassinat de l’avocat nationaliste lié au FLN Ali Boumendjel, ouverture facilitée d’archives concernant la guerre, etc.).

    Ce qui, jusque là, n’avait guère fait problème est alors devenu tout à coup une « affaire » très commentée dans les médias. Paradoxalement, non pas pour une raison directement liée à la mémoire de la guerre d’Algérie, mais parce que ce recul « probable » de l’Élysée a choqué… des militantes féministes.

    Que s’est-il passé ? Il semble que le président français ait reçu récemment des représentants des harkis et qu’il les a entendus répéter les critiques émises dans la tribune du Figaro. De quoi l’inciter, peut-être, à ne pas se précipiter, à moins d’un an de l’élection présidentielle, pour honorer Gisèle Halimi, et, par là même, mécontenter les descendants des harkis, et peut-être aussi les « pieds-noirs », bien que ces derniers ne se soient pas exprimé sur le sujet.

    Et c’est ce que la  source élyséenne du journaliste de France Inter lui aurait confié. Ce qui n’a pas conduit avant tout, comme on aurait pu le supposer, les défenseurs des harkis à se féliciter. Mais qui a suscité une immense colère dans les rangs des organisations féministes françaises, lesquelles ont lancé une pétition qui a recueilli non pas une cinquantaine de signatures, comme la tribune du Figaro, mais des dizaines de milliers.

    La raison en est simple. Gisèle Halimi est avant tout en France une figure du combat pour la défense des femmes : elle fut, grâce au célèbre procès de Bobigny en 1972, une pionnière parmi les défenseurs du droit à l’avortement et à la libre disposition de leur corps par les femmes. Elle fut également, à la suite d’un autre procès, en 1980, la principale responsable de la criminalisation du viol dans le droit français.

    D’où l’importance, aux yeux des pétitionnaires, que revêt son entrée au Panthéon, indépendamment de son combat anticolonialiste. Une panthéonisation qui n’est peut-être même pas remise en cause, en tout cas pas définitivement, puisque Élisabeth Moreno, ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes, à la Diversité et à l’Égalité des chances, a tenu à faire savoir qu’elle soutenait cette initiative, sans être contredite.

    Petit « guide »

    Ainsi, il apparaît que le rapport Stora, loin d’être simplement oublié, est désormais devenu, non seulement, un petit guide permettant au gouvernement français de prendre certaines des mesures préconisées, mais aussi, un  outil  susceptible d’être utilisé par des groupes de mémoire et des chercheurs. Cette utilisation, tout en la détournant de son objet, dans le cas présent pour servir la cause féministe, mais aussi, en s’appuyant sur son contenu, tente d’infléchir la position des autorités des deux côtés de la Méditerranée.

    C’est en effet ainsi qu’on peut interpréter les récentes revendications d’historiens algériens qui ont réclamé – notamment à la faveur d’une tribune publiée fin mars dans la presse d’Alger puis au cours d’un récent séminaire lors de la commémoration des massacres de Sétif en mai 1945 – que l’on ouvre plus largement l’accès, non seulement, aux archives françaises comme le demande Stora, mais aussi aux archives algériennes.

    Loin d’être un simple rapport quasi-inoffensif, il est bien possible qu’il agisse implicitement à la manière d’une bombe à retardement. À suivre, donc.

    SOURCE : https://www.jeuneafrique.com/1175955/politique/tribune-gisele-halimi-au-pantheonaf-ce-que-cache-la-polemique/ 

    Pour connaître tous les points de vue voici donc deux vidéos

    très récentes : 

    Extrait de l'émission C ce soir S1 : Madame Fatima Besnaci Lancou, historienne, co-fondatrice de l’association Harkis et Droits de l’Homme, était l’invitée de l’émission « C ce soir » le mardi 18 mai 2021 sur France 5. Elle était interviewée sur la question de l’entrée éventuelle de Gisèle Halimi.

     

    Gisèle HALIMI au Panthéon - Appel solennel au Président MACRON 


     

     

    Des harkis en renfort

    Des harkis en renfort

     

    SOURCE : http://cessenon2.centerblog.net/129-des-harkis-en-renfort?fbclid=IwAR3rZQOBkhNIT3lscd8BqxfnH0Y76bmuQfezy87p8QHsW13u0r9g2FZYcbQ 

    Des harkis il y en a de toutes sortes. Depuis celui qui s’est engagé pour nourrir sa famille jusqu’à celui dont les convictions personnelles l’avaient amené à prendre parti pour la puissance occupante. Il y avait d’autres variantes, ceux qui voulaient se venger de ce qu’avaient pu leur faire subir, à eux ou à leurs familles, les militants du FLN et ceux qui torturés par l’armée française n’avaient plus qu’en intégrant une harka que cette possibilité d’échapper à la mort (corvée de bois ou représailles de l’ALN s’ils avaient livré des informations).

    Situation fort complexe et délicate. Alors certains de ces harkis se sont mobilisés et ont lancé une pétition contre Benjamin Stora, accusé selon eux de défendre le point de vue du FLN dans le travail de mémoire auquel il a accepté de collaborer.

    Ceux-là, que l’on retrouve dans l’association Coalition nationale des harkis sont sur les positions des nostalgériques d’origine européenne tels Jean Sévillia dont nous avons parlé. Ils récusent l’impartialité de Benjamin Stora pour le travail mémoriel qui lui a été confié.

    Et ça tape à bras raccourcis sur l’historien qui fait pourtant autorité sur le sujet. Oui mais il ne se positionne pas sur le refus de prendre acte de ce qu’ont été les drames du colonialisme et de la guerre menée pour tenter de le perpétuer.

    Ces gens qui, Européens ou Maghrébins, considéraient que l’Algérie française était une bonne chose ne veulent pas tenir compte des exigences qui frappaient à la porte de l’histoire. Ils n’acceptent pas l’apaisement auquel nous sommes conviés. Ils rabâchent toujours leur haine de ceux qui ont lutté pour l’indépendance de l’Algérie et pour la dignité des Algériens.

    Ils ruminent leur désaccord avec la recherche de la vérité nécessaire à la réconciliation. Ils font un procès sans fondement de Benjamin Stora et du travail qu’il a fourni et de celui qu’il peut produire.

    Naturellement eux-mêmes sont objectifs et particulièrement à même d’examiner sereinement le passé et d’en tirer les conséquences pour le présent. Peut-être sont-ils candidats à une nouvelle expédition militaire qui permettrait à la France de reconquérir ce qu’elle a perdu en 1962 sous l’effet de la lâcheté de nos dirigeants de l’époque ?

    Ouf, j’ai 81 ans, ils ne m’enrôleront pas cette fois !

    Jacques Cros

     

     

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  • Commentaires

    4
    Le_ Canari_de_retour
    Jeudi 17 Juin à 22:55
    Dans cette table Ronde on parle de la célèbre avocate Gisele Halimi et là, on fait appel à une fille de harki ou fille de collabo pour donner son avis.
    Pourquoi descendre si bas ?
    Pourquoi salir la mémoire de Gisèle Halimi ?
    Pourquoi " tenter" de salir la merveilleuse image que nous avons sur cette infatigable avocate qui défendait la cause des JUSTES et non pas la cause des Traitres ?

    Et le comble cette Fatima a le courage de savourer l'idée que son père était un harki donc ...un traître qui a trahi son peuple , sa propre famille , qui a bradé son honneur et sa dignité pour se ranger du côté de l'adversaire ?

    A-t-elle au moins une idée sur la signification du mot collabo ou traitre ou harki ?
    Au fait, s'est-elle informée sur le châtiment des collabos Francais lors de la libération de la France ?
    A sa place je préférais m'enterrer vivant que de me montrer à la face des millions de téléspectateurs Français qui se rappellent parfaitement ce que fût le châtiment les collaborateurs francais dans les rangs Nazis.




    Le_Canari_de_retour
    3
    Le_ Canari_de_retour
    Lundi 24 Mai à 18:51
    Par e-mail, j'avais tenté d'ouvrir avec Fatma Besnaci un dialogue sur le cas des harkis.
    Par la suite, constatant son obstination à ne pas vouloir aborder certains sujets tres sensibles concernant ceux qui se sont bradés au détriment de leur honneur, de leur pays , de leur famille et leur peuple , j'ai préféré couper court avec elle parce qu'elle défendait/ défend une cause pour laquelle elle paraissait plus "colon" que les richissimes colons qui ont vite compris pourquoi il était temps - pour eux- de lever les voiles.

    J'aurais dû demander à cette dame ce qu'elle pensait des collaborateurs français dans les rangs Nazis et si les maquisards - le jour de la libération de la France - avaient fait du "bon boulot".

    En écrivant ces lignes, je me rappelle d'un article que j'avais rédigé concernant un harki (ou collabo) qui a commis les pires atrocités dans la ville de Boufarik et, pour la collecte des informations, j'ai pris contact avec les victimes qui ont échappé à la mort face à ce monstre .

    Ce genre d'individu avait peur même de son ombre puisque sa conscience était constamment agitée.
    Il a fallu que l'épouse du-dit harki soit complice d'un commando FLN désigné pour la "noble tache" , ce qui a permis ""aux nettoyeurs """ l'accès de son domicile.

    Leur irruption ( toute une mise en scene) pour acceder au domicile afin de le "travailler" tout en étant équipés des mêmes outils que le harki utilisait pour torturer ses victimes.

    Par ailleurs, les harkis de l'Oranie , avant que l'horreur se propage à travers l'Algerie en guerre, faisaient irruption dans les foyers où résidaient des PN pour les passer à la lame et faire croire que les Arabes étaient à l'origine de ces multiples crimes.
    Un nombre incalculable de familles PN-Oranaises ont été anéanties de cette manière.

    À la même période, je residais à Blida et je ne sais comment , durant notre garde de nuit sur les terrasses de notre quartier , mes amis et moi-même etions chargés de veillier sur la sécurité de tous habitants du voisinage ( Arabes et PN) .

    C'est alors que nous avons arrêté deux individus qui se sont fait passer pour des maquisards.
    Ils se déplaçaient de nuit de terrasse en terrasse , et étaient habillés en Djellaba à la manière de nos Moudjahidine.
    Apres les avoir "pressés " ils avoueront avoir "programmé" les PN du quartier.
    Et le comble, ces PN étaient mes voisins , leurs enfants étaient mes amis avec qui - le jour - on passait le plus clair de notre temps.
    Malgré le couvre-feu nous avons remis ces 2 harkis entre les mains du commissaire politique qui les emmènera vers une autre destination.

    Si la révolution Algérienne a duré 7.5 ans, le retard pris s'explique par le fait qu'il fallait supprimer les embûches rencontrés sur son noble parcours.

    Le_Canari_de_retour

    Blida le 25 Mai 2021
    2
    Dimanche 23 Mai à 18:52

    Tout à fait d'accord. J'avais déjà signalé sir ce blog l' incompréhension de Mme Besnaci-Lancou à admettre que des appelés aient pu avoir  un regard  à la fois lucide et sans haine envers les harkis. Lorsque j'ai quitté la harka dont j'avais la charge début 1962 j'ai du procéder à un "confessionnal" pour mesurer le risque de ne pas les ramener en France. Tous n'avaient pas été des enfants de chœur. Mais je les avaient préparé à l'évolution politique en leur évitant  par exemple tout agressivité vis à vis de la population..et j'ai appris depuis qu'aucun n'avait payé de sa vie le retour dans son village. Mais d' autres officiers les ont leurrés jusqu'au bout.

    Lorsque j'ai tenu ce langage à Mme Besnaci-Lancou, j'ai provoqué aussi cette réaction épidermique dont parle Jacques. Il ne faut désormais donner aucune importance à ce genre d'interlocutrice toujours "énervée"  et sectaire ! Il est regrettable que France 5 lui ait encore offert cette tribune après d'autres médias.

    1
    Dimanche 23 Mai à 10:33

    La question des harkis est effectivement fort délicate.J'ai tenté d'expliquer ma position à Mme Fatima Benaci Lancou au cours d'un échange que nous avions eu par internet. En gros j'étais plus disposé à plaindre les harkis qu'à les blâmer. Il reste que  je comprends l'animosité qui perdure en Algérie par rapport aux exactions que certains ont pu commettre. Que n'ai-je dit ! J'avais eu mille fois tort de ne pas déserter quand on m'a appelé pour aller faire la guerre en Algérie. J'avais fait preuve de lâcheté ! Venant d'une fille de harki la critique, annoncée de manière violente, m'avait paru cocasse ! J'ai donc cessé tout échange avec cette dame.

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