• Les faussaires de l’Histoire coloniale de la France en Algérie "Ils déforment les propos du président de la République"

    Les faussaires de l’Histoire coloniale

    de la France en Algérie

    Les faussaires de l’Histoire coloniale  de la France en Algérie "Ils déforment les propos du président de la République"

    Sous le titre ronflant « 1000 drapeaux pour 100000 morts » les faussaires de l’Histoire coloniale de la France en Algérie ont déformé les propos de François Hollande qu’il avait prononcé le 25 septembre 2016 pour la Journée nationale des Harkis. Ces faussaires ajoutant que le 5 décembre date adoptée par CHIRAC ! Ne représente à l’évidence rien, mais est beaucoup mieux que le 19 mars qui est la date des « collabos » ! sous-entendant que tous ceux qui sont pour la commémoration du 19 Mars 1962 sont des « collabos » Donc pour ces faussaires les élus qui ont voté la loi du 6 décembre 2012 sont aussi des "collabos"… MAIS EN CE QUI CONCERNE LE MOT COLLABOS DE QUI VEULENT T-ILS PARLER : DU FLN ? Ce qui est complètement faux, bien sûr !!! MAIS CE QUI EST VRAI C'EST QU'ILS SONT LES HERITIERS DE L'OAS CETTE ORGANISATION TERRORISTE ET CRIMINELLE.

    Par contre, c’est justement parce qu’il ne faut pas diviser les mémoires et opposer les rancœurs, les souffrances et les destins : les « hommages sélectifs ". La France devrait avoir un discours global sur la responsabilité qui a été la sienne dans l’ensemble de la guerre d’Algérie, le fait d’avoir mené cette guerre et d’avoir divisé les Algériens entre eux, d’en avoir utilisé une partie, les harkis, contre une autre partie de la population algérienne qui souhaitait l’indépendance, a laissé des traces terribles. 

     Harkis, le mea culpa si tardif

     

    Après leur participation aux côtés de la France dans la guerre d’Algérie, comme ici en 1957, les harkis seront traités en colonisés par l’ex-puissance occupante. ADOC-photos

    En reconnaissant les injustices subies par les harkis, François Hollande a fait un pas attendu, sans solder les fractures de la guerre d’Algérie.

    C’était une promesse de campagne de 2012. Il était grand temps pour François Hollande de la tenir alors que 2017 approche. Le président de la République, lors de la Journée nationale d’hommage aux harkis, dimanche 25 septembre aux Invalides, a affirmé reconnaître, au nom de la République, « les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, des massacres de ceux restés en Algérie, et des conditions inhumaines des familles transférées dans les camps en France ». Les harkis, Algériens d’origine maghrébine, en distinction des Algériens d’origine européenne, et des métropolitains envoyés durant le conflit, combattirent avec l’armée française durant la guerre d’Algérie. Le terme, générique, rassemble aussi bien des supplétifs de l’armée française, des militaires du contingent que des civils pro-Français. Nombre d’Algériens avaient déjà porté l’uniforme tricolore lors des deux guerres mondiales, et pour certains en Indochine. Un nombre important de harkis étaient issus du monde paysan, écrasés par la misère et enrôlés idéologiquement par une France coloniale qui montait les Algériens les uns contre les autres, aussi bien entre colonisés qu’entre colons…

    François Hollande a retenu le chiffre de plus de 200 000 harkis

    C’est une initiative politique du général de Gaulle qui mettra fin à une guerre qui aurait pu s’éterniser davantage d’un point de vue militaire. Si l’armée française se retire sans être vaincue, si la victoire politique obtenue de haute lutte des indépendantistes et des anticolonialistes est, fort à raison, éclatante, des pans entiers du peuple algérien dans sa diversité sont broyés, victimes intrinsèques de la logique et de l’appareil coloniaux. Les grands perdants de la guerre furent ainsi les familles d’origine européenne qui quittèrent leur lieu de vie. Mais aussi les harkis, dont la place en Algérie était compromise, et dont le gouvernement français ne voulait pas.

    En témoignent ces propos édifiants de De Gaulle : « Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans qui, demain, seront peut-être vingt millions et, après-demain, quarante ? (…) Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »

    Lors de son discours, le 25 septembre 2016, François Hollande a retenu le chiffre de plus de 200000 harkis. Après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, environ 65 000 auraient été tués en Algérie. Ce chiffre augmente et diminue d’un historien à l’autre, alors que le travail historique à mener reste entier sur nombre d’aspects. Il est également estimé, par le ministère des Rapatriés, que 91 000 harkis et membres de leurs familles réussirent à rejoindre la France de 1962 à 1968. Le gouvernement, qui s’était déshonoré dans l’abandon, se déshonora aussi à travers des conditions d’accueil déplorables dans des camps. « Sans ressources, sans attaches (des harkis) furent accueillis dans des conditions indignes, a reconnu, dimanche, François Hollande. Regroupés dans des camps, en grand nombre, ils y restèrent pendant des années, furent astreints à des travaux pénibles dans des forêts, sans perspectives professionnelles. La prise en compte de leurs droits fut longue à obtenir, et leurs enfants ont souffert de ne pas être pleinement intégrés dans la République. »

    En France, des mesures ont été prises depuis 1994, date à laquelle la République se déclare pour la première fois « reconnaissante » envers les harkis pour « les sacrifices consentis ». En 2003 est promulguée la journée d’hommage aux harkis. Des conditions de versements d’indemnités sont fixées en 2005, et parfois contestées par de nombreux concernés. Reste que, des deux côtés de la Méditerranée, le mot harki est souvent utilisé de façon péjorative, parfois en tant que synonyme de traître et de collabo, à travers une stigmatisation qui passe de génération en génération. En 2006, Georges Frêche, ancien président PS de la région Languedoc-Roussillon, avait qualifié des harkis proches de la droite de « sous-hommes ». En Algérie, alors que des exécutions et des mesures d’indignité nationale avaient frappé des harkis en 1962, le tabou est toujours vivace. Si le président de la République algérienne, Abdelaziz Bouteflika, a reconnu en 2005 des « erreurs commises par le passé », il considère toujours les harkis comme des « collaborateurs des forces coloniales ». Seuls leurs descendants trouvent grâce à ses yeux : « Les fils de harkis ne sont pas responsables des actes de leurs parents (…). Une erreur serait de (leur) tenir rancœur. » La question des descendants reste pourtant très sensible en Algérie.

    En France, la reconnaissance officielle de la responsabilité des gouvernements français est un pas franchi indéniable. Même si personne n’ignore que les descendants des harkis, estimés à plus de 500 000 dans l’Hexagone, représentent une cible électorale potentielle (au même titre que les appelés métropolitains, les pieds-noirs et les immigrés algériens non harkis).

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