• Hapsatou Sy alias "Corinne" : Éric Zemmour mis en examen après ses propos *** Procès Zemmour: les associations antiracistes demandent une sévérité exemplaire

     

     

    Hapsatou Sy alias "Corinne" :

    Éric Zemmour mis en examen

    après ses propos

    Hapsatou Sy alias "Corinne" : Éric Zemmour mis en examen après ses propos ***

    À force, Éric Zemmour va connaître les palais de justice aussi bien que les plateaux télé sur lesquels il est régulièrement invité à déverser ses propos toujours plus clivants. Après son clash avec Hapsatou Sy autour de son prénom, il a été mis en examen.

    Avec Éric Zemmour, une affaire chasse l'autre. Récemment, c'est lui qui avait le statut de victime après la condamnation d'un homme qui l'avait harcelé dans la rue. Mais la vapeur se renverse déjà puisqu'il est désormais mis en examen pour injure à caractère racial. La conséquence de son clash avec la chroniqueuse Hapsatou Sy.

    Hapsatou Sy alias "Corinne" : Éric Zemmour mis en examen après ses propos ***

    David Perrotin, ex-membre de BuzzFeed aujourd'hui chez Loopsider, Éric Zemmour aura prochainement affaire à la justice après avoir fait polémique en septembre 2018 sur le plateau de l'émission Les Terriens du dimanche. "Après les propos tenus par Éric Zemmour contre la chroniqueuse Hapsatou Sy qui aurait dû s'appeler 'Corinne', une plainte a été déposée. Zemmour a été convoqué par le juge cet été et a été mis en examen cette semaine pour injure à caractère racial. C'est Éric Dupond-Moretti qui représentait Hapsatou Sy. Étant devenu ministre [nommé à la Justice en juillet 2020, NDLR], c'est Antoine Vey (son associé) qui défend l'animatrice", a précisé le journaliste.

    À l'époque, Éric Zemmour avait été invité à parler de son livre Destin français et, une fois encore, il était parti en roue libre. Il s'en était pris pendant l'émission à Rachida Dati, puis à Hapsatou Sy, alors chroniqueuse des Terriens du dimanche avant qu'elle ne soit poussée vers la sortie avec pertes et fracas. "Normalement, chez moi, en tout cas depuis une loi de Bonaparte qui a malheureusement été abolie en 1993 par les socialistes, on doit donner des prénoms dans ce que l'on appelle le calendrier, c'est-à-dire les saints chrétiens", avait-il dit, reprochant par là à l'ancienne ministre d'avoir appelé sa fille Zohra. Ces propos avaient choqué Hapsatou Sy, qui lui avait alors fait remarquer qu'en dépit de son prénom, elle était française. "Eh bien, votre mère a eu tort", lui avait-il rétorqué en lui lançant que Corinne aurait été un prénom idéal pour elle. Vive polémique, soutien des stars sur la Toile et menaces de mort contre la chroniqueuse avaient suivi.

    Après ce clash, Hapsatou Sy avait effectivement déposé plainte.

    SOURCE : https://www.purepeople.com/article/hapsatou-sy-alias-corinne-eric-zemmour-mis-en-examen-apres-ses-propos_a404120/1

    MAIS C’EST PAS TOUT

    CAR DANS 6 JOURS LE 25 SEPTEMBRE

    ZEMMOUR CONNAÎTRA LE SORS

    QUI LUI EST Réservé concernant

    Cette autre affaire :

    Procès Zemmour: les associations antiracistes demandent une sévérité exemplaire

    Hapsatou Sy alias "Corinne" : Éric Zemmour mis en examen après ses propos ***

    Éric Zemmour était jugé pour « injures publiques à caractère racial » et « provocations publiques à la haine raciale » par la 17e chambre correctionnelle de Paris, le 1er juillet. Neuf associations antiracistes, parties civiles, ont demandé une peine exemplaire contre le polémiste, habitué aux dérapages racistes. Compte rendu.

    La salle est comble. Au point que la présidente de la 17e chambre correctionnelle de Paris demande que le public debout soit évacué. Mais à quelques minutes de l’audience, Éric Zemmour n’est toujours pas là. Il ne viendra pas.

    « A-t-on reçu une lettre d’excuse de la part du prévenu pour expliquer son absence ? », s’enquiert la présidente auprès d’Olivier Pardo, l’avocat d’Éric Zemmour. « Non madame la présidente, mon client est victime d’agressions physiques et verbales quotidiennement, il choisit donc ses sorties. Et la loi l’autorise à être représenté. » « C’est dommage, le tribunal aurait aimé lui poser les questions directement », réplique la présidente.

    Le polémiste est jugé pour « injure publique à caractère racial » et « provocation publique à la haine raciale » après des propos contre l’islam et l’immigration tenus le 28 septembre 2019 lors de la « convention de la droite », un rassemblement organisé par des proches de l’ancienne députée frontiste, Marion Maréchal.

    À La Palmeraie, dans le XVe arrondissement de Paris, ce jour-là, une bonne partie de l’extrême droite est présente. Et LCI retransmet le tout en direct, à robinet ouvert. Éric Zemmour a été invité pour ouvrir la réunion. 32 minutes de discours. 32 minutes où cet adepte du grand remplacement se laisse aller à ses obsessions face à un auditoire conquis d’avance. La communauté musulmane est, comme à son habitude, sa cible favorite. « Il y a une continuité entre les vols, viols, trafics de drogue jusqu'aux attentats de 2015, en passant par les innombrables attaques au couteau dans les rues de France. Ce sont les mêmes qui le commettent, qui passent sans difficulté de l'un à l'autre pour punir les koufars, les infidèles. C'est le djihad partout, et le djihad pour tous et par tous. »

    Malgré les condamnations unanimes, Éric Zemmour avait maintenu ses propos, quelques jours plus tard. Pendant la semaine précédant le procès, son avocat a tenté d’expliquer dans les médias que le discours de son client était tenu dans un cadre privé, et que ces propos n’avaient pas vocation à être diffusés sur une chaîne de télévision publique. Sauf que les places pour cette convention étaient disponibles à l’achat sur Internet, et pas sur invitation. Les intervenants avaient été prévenus de la présence de 120 médias accrédités pour l’occasion.

    Dans la semaine qui a suivi ce discours, le CSA a reçu quelque 3 600 signalements. Des chiffres exceptionnels. La Licra, SOS Racisme, le MRAP, le CCIF… Neuf associations se sont constituées partie civile.

    « Éric Zemmour est le Dieudonné des chaînes d’info », déclare le président de SOS Racisme, Dominique Sopo. Ses propos sont des appels à passer à l’acte contre les immigrés et les musulmans. » « Et ce n’est pas un oncle aviné, c’est un journaliste qui connaît le sens des mots », rappelle-t-il.

    Un constat partagé par le représentant de la Fédération nationale de la maison des potes : l’attentat islamophobe de Christchurch a été inspiré par Renaud Camus et sa théorie du grand remplacement, théorie largement relayée par Zemmour à longueur d’antenne. Selon les chiffres du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), en 2019, les actes islamophobes ont augmenté de 77 % par rapport à 2018. Jawad Bachare, le directeur exécutif du CCIF, pointe la responsabilité de Zemmour dans cette augmentation « Zemmour est prévenu, il a déjà été condamné. Il récidive. Le boulevard que lui donnent certains médias l’encourage. On veut une justice ferme avec ce multi-récidiviste », insiste-t-il.

    Les neuf avocats représentant les parties civiles sont unanimes. Le tribunal doit condamner fermement Zemmour, déjà condamné pour provocation à la haine raciale. « La stratégie est de faire taire Éric Zemmour, qu’il ne parle plus, plus comme ça », explique Jérôme Karsenti, avocat de la Fédération nationale de la maison des potes.
    Patrick Klugman, conseiller de SOS Racisme, rappelle qu’en leur temps, Dieudonné et Alain Soral ont été condamnés à du sursis ou de faibles amendes. « Ça ne les a pas découragés ! », relève-t-il. Il pique ensuite : « Zemmour est implacable quand il parle de délinquance, sauf de la sienne. » Slim Ben Achour, spécialisé dans les questions de racisme et d’immigration, enchaîne : « Éric Zemmour développe un business florissant, celui de la haine. »

    Trois des neuf associations ont demandé 100 000 euros de dommages et intérêts. Dénonçant « la rhétorique insidieuse » d’Éric Zemmour, qui, selon elle, « détourne l’histoire, les dates, les citations, enchaîne les sophismes aux fins de son discours », la procureure a requis 10 000 euros d’amende et un an de prison en cas de non-paiement à l’encontre du polémiste.

    Après cinq heures d’audience, Olivier Pardo, l’avocat d’Éric Zemmour, joue la victimisation. « J’encaisse les attaques depuis des heures. Tout est permis, puisque c’est d’Éric Zemmour dont il est question », affirme-t-il. Pendant une bonne demi-heure, il tente de réhabiliter son client, victime selon lui d’idées reçues qui lui collent à la peau. « S’il était Dieudonné ou Alain Soral, est-ce que le président de la République l’aurait appelé pendant 45 minutes ? Je ne crois pas. » L’argument se veut sans appel…

    L'affaire a été mise en délibéré et le jugement sera rendu le 25 septembre.

    SOURCE : https://www.mediapart.fr/journal/france/020720/proces-zemmour-les-associations-antiracistes-demandent-une-severite-exemplaire 

     

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