• Ile d’Oléron : le 11 Novembre tourne à la polémique... Pour qui se prennent-ils ces anciens combattants "de la sale guerre d'Algérie ?

     

    Je remercie Hubert Rouaud, membre de la 4acg de m’avoir fait parvenir cette info : constatez cette absurdité, des Anciens Combattants, 99 ans après la fin de la première guerre mondiale crient au scandale lorsqu’un maire entonne « La Chanson de Craonne » c’est toute la différence qu’il y a entre les partisans des « Va-t’en-guerre » et les partisans pacifistes, j’ai choisi mon camp depuis longtemps... D'ailleurs qui sont ces anciens combattants d'aujourd'hui... il ne reste quasiment plus que ceux qui ont participé à la sale guerre d'Algérie, avec ses crimes de guerre et d'Etat, avec ses 600 à 700 villages calcinés au napalm, autant d'Oradour-sur-Glane algériens, avec ses tortures, avec ses viols, avec ses "crevettes Bigeard"... c'était le temps de la France Coloniale, la France de la Honte... et les voilà ces anciens combattants fiers de leur guerre, fiers de leurs décorations, bombant le corse... peuvent-ils prétendre qu'ils en ont bavé autant que ceux de la Grande guerre 14-18 ? 

     

    Michel Dandelot

    Ancien appelé de la sale guerre d'Algérie

    Contre sa volonté

    A refusé la Croix du Combattant

    Et refuse le terme de combattant

     

    Pour conclure voici le commentaire d’un ami (avec son pseudo Germanicus) :

      "En quoi cela est-il antimilitariste ? Certains anciens combattants veulent exclure ceux qui ont été fusillés pour l'exemple, mais de quel droit ? Ils ont combattu  comme les autres contre l'envahisseur...Ils n'ont pu continuer, et alors ? C'est humain. Ces donneurs de leçons ont l'esprit rabougri et n'ont pas à décerner des brevets de patriotisme !"   et je vais habiller cet article à ma façon. Pour commencer écoutons Lionel Jospin :

     

    Ile d’Oléron : le 11 Novembre tourne

    à la polémique

    Le monument aux morts, l’un des rares pacifiques, est pourtant le théâtre d’une lutte entre les mémoires. Marie-claire Vergnol

    Les anciens combattants sont remontés après l’interprétation de la contestataire "Chanson de Craonne" samedi, à Dolus-d’Oléron. Le maire la justifie.

    La cérémonie du 11 Novembre n’a rien eu de la manifestation consensuelle en souvenir des soldats morts au combat, samedi midi à Dolus-d’Oléron. En cause, l’interprétation lors de l’hommage aux poilus de la « Chanson de Craonne ». Une chanson contestataire interdite lors de la Première Guerre mondiale en raison de ses accents antimilitaristes et qui reste aujourd’hui associée aux mutineries de 1917.

    Drapeaux retirés

    Porte-drapeaux et présidents des associations patriotiques présentes se sont retirés lorsque le maire, Grégory Gendre, a évoqué dans son discours les mutineries avant que ne soit entonné l’air de la chanson dont les paroles ont été distribuées au public. En présence de représentants de la toute nouvelle Association laïque des amis des monuments pacifistes de Charente-Maritime, dont le siège est… à Dolus, où trône depuis 1923 l’un de ces monuments représentant une veuve oléronnaise enveloppée dans sa cape tenant contre elle un orphelin. « Le maire anti-militariste n’a aucun respect pour les cérémonies patriotiques.

    Le président des anciens combattants de Dolus n’avait « jamais vu ça » en 46 célébrations du 11 Novembre

    Il a lu un texte faisant l’apologie de la rébellion (de 1917, NDLR) », tonne Bernard Narcisse, président des Anciens combattants de Dolus, qui n’avait « jamais vu ça » en 46 commémorations du 11 Novembre. Après avoir fait replier les drapeaux et s’être mis à l’écart, les anciens combattants sont revenus à l’issue de la cérémonie pour chanter a cappella « La Marseillaise ». Dans un communiqué de presse, une douzaine d’associations patriotiques disent « se réserver le droit d’interpeller le président de la République ainsi que les autorités départementales responsables des manifestations du centenaire de la Grande Guerre ». Ils ont aussi alerté la préfecture, « qui a demandé aux gendarmes qu’un rapport soit fait », reprend Bernard Narcisse.

    Un thème chaque année

    Président de l’Association des maires de Charente-Maritime, Michel Doublet (Les Républicains) a également réagi par voie de communiqué, en « condamnant l’attitude inqualifiable » de Grégory Gendre qui a « entonné un hymne offensant les anciens combattants ».

    « Ce n’est pas mon habitude d’aller aux commémorations. À l’invitation du maire, Grégory Gendre, j’y suis allée, je ne suis pas déçue ! », apprécie de son côté Martine Agenais, la présidente de l’Association laïque des amis des monuments pacifistes de Charente-Maritime.

    Déjà remarqué ces derniers mois pour son combat contre l’implantation d’un Mac Donald’s, Grégory Gendre estime être dans son droit, tout en reconnaissant ne pas être « le plus militariste » des édiles. « Nous avons décidé chaque année de donner un thème spécifique aux commémorations du 11 Novembre », explique-t-il. Ainsi en 2015, 95 hommes vivants ont symbolisé les 95 victimes. Les attaques du général Nivelles et les mutineries de 1917 ont constitué le fil rouge de cette cérémonie que Grégory Gendre justifie doublement. D’abord en faisant référence au discours prononcé par Lionel Jospin, alors Premier ministre, le 11 novembre 1998 à Craonne. Ensuite en indiquant que le site Internet de la mission du centenaire reprend les paroles de la « Chanson de Craonne ». « C’est notre histoire commune à tous », assure-t-il. Le thème de l’année prochaine fera peut-être moins parler : le bilan économique et industriel de cette guerre.

    Le témoignage de Francisco GR...

    La réaction « d’associations d’anciens combattants » suite à la diffusion de la chanson de Craonne à la cérémonie du 11 novembre à Dolus me parait déplacée. Pourquoi ?
    Tout d’abord son refrain : « Adieu la vie, Adieu l’amour, Adieu toutes les femmes, C’est bien fini, c’est pour toujours, De cette guerre infâme, C’est à Craonne sur le plateau, Qu’on doit laisser sa peau, Car nous sommes tous condamnés. Nous sommes les sacrifiés.» me semble être un morceau d’anthologie de la poésie française.

    Cette chanson fut chantée par les soldats qui ont été mobilisés dans cette guerre terrible pour les populations, qui se sont mutinés, après l’offensive très meurtrière et désastreuse du général Nivelle au Chemin des Dames. Évidemment, ces mutineries furent durement réprimées, notamment par le général Pétain, qui n’hésita pas à faire condamner à mort 629 soldats dont 75 seront effectivement exécutés, 1380 peines de prison, 1400 peines de suppression de permission et de mise en première ligne.. Et cette répression s’abattit aussi sur les mutins anglais (306 exécutions), les mutins italiens (750 exécutions) et sur les Russes (les événements de la Courtine) (voir le livre "14-18, les sacrifiés" de Paul Markidès) : Ces soldats des tranchées méritent le respect.

    Continuons à diffuser cette chanson, enseignons là aux jeunes, transmettons là à nos connaissances sans relâche, vive la paix !  


     

     

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  • Commentaires

    5
    Vendredi 5 Janvier à 10:13

    Le 17ème de ligne qui s'était mutiné en 1907 lors des manifestations viticoles consécutives à la crise sociale qui résultait de de la mévente du vin était devenu le 217ème. 

    A propos du 1er fusillé pour l'exemple on peut lire l'article auquel on accède en cliquant sur le lien

    http://cessenon.centerblog.net/6570703-le-premier-fusille-pour-l-exemple

    4
    Jeudi 4 Janvier à 22:17

    Un nouveau livre qui me paraît honnête sur la Grande Guerre, grande par ses horreurs ...

    Louis Jaurès, les soldats du 17ème, etc

    « Le dernier d'une trilogie consacrée à la Grande Guerre. A noter que le premier intitulé " La guerre à coups d'hommes " a été récompensé par la Bourse Histoire du Prix Erckmann-Chatrian en 2014.

    Un livre sur la Grande Guerre qui s'attarde sur l'une de ses pages des plus méconnues, non pas dans les tranchées et la boue, mais dans la cité de Soissons et les villages alentours où ont été livrés des combats de rue et défensifs avec des armes modernes, parfois terrifiantes.

    Articulé en 3 parties, il relate d'abord comment l'emblématique et imprenable Chemin des Dames a été percé et submergé en quelques heures. Il vous propulse aux côtés des Poilus Bretons et Vendéens qui, en première ligne, ont livré une lutte désespérée pour contenir le raz-de-marée allemand avant de céder. Puis vous faites connaissance avec la 170e division d'infanterie, la " p'tite dernière de l'armée française ", précipitée sur Soissons afin de contenir l'envahisseur dont l'objectif était de s'emparer de Paris.

    La 170e n'était pas une division quelconque. Quelques semaines après sa création à la fin de l'année 1916, elle a été au centre de la plus importante révolte de l'armée française en juin 1917. Des personnalités au caractère bien affirmé ont servi dans ses unités, notamment les 3e et 10e bataillon de chasseurs à pied : l'aspirant Louis Jaurès, fils de Jean Jaurès, tué au combat tout comme le lieutenant Léon Forzinetti, fils du commandant Ferdinand Forzinetti, " le premier défenseur " du capitaine Dreyfus. Il y eut aussi d'autres figures, notamment des syndicalistes, etc.  Outre les deux bataillons de chasseurs à pied, elle comprenait le 17e régiment d'infanterie célèbre pour avoir refusé d'ouvrir le feu sur les manifestants lors de la révolte des vignerons du Languedoc en 1907... 

    Cette division était constituée d'unités stationnées à Saint-Dié, Epinal et Rambervillers dans les Vosges où elle avait passé l'hiver 1917/1918 ; elle comprenait dans ses rangs beaucoup de Lorrains, notamment des Vosgiens.

    Après avoir lutté jour et nuit durant une semaine, elle a fini par céder, écrasée par la fatigue et usée par un adversaire numériquement supérieur et vétéran du front russe. Dans les lettres et les carnets laissés, les Poilus de la 170e division n'hésitèrent pas à affirmer qu'ils avaient été sacrifiés. Ils estimèrent que la page de gloire écrite avec leur sang leur avait été volée au profit d'une division voisine commandée par le général Messimy, ex Ministre de la Guerre, déjà réputé pour avoir tenu des propos diffamatoires à l'égard des Soldats du Midi à l'été 1914. 

    Que reste-il de son sacrifice un siècle plus tard ? Un monument édifié sur la route menant à Paris via Villers-Cotterêts où elle apparaît dans la liste des formations engagées, puis une stèle érigée à la mémoire de Louis Jaurès, non pas là où il est tombé, mais à l'entrée du village de Chaudun car le maire de la commune voisine n'a pas voulu rendre hommage au fils de Jean Jaurès...

    Je suis, à ce jour, l'auteur de 16 ouvrages d'histoire contemporaine (voir sur le site de mon éditeur : http://www.grancher.com/index.php?r=6&nom=Renaud&prenom=Patrick-Charles). »

    3
    Mercredi 22 Novembre 2017 à 10:59

    Ah que la guerre était jolie ! "Le clairon sonne la charge", elle n'est pas belle cette sonnerie guerrière ? Quel dommage que des pacifistes chantent la chanson de Craonne le jour où on célèbre l'armistice.  Quelle sonnerie !

    2
    Mardi 21 Novembre 2017 à 19:10

    En quoi celà est-il antimilitariste ? Certains anciens combattants veulent exclure ceux qui ont été fusillés pour l'exemple, mais de quel droit ? Ils ont combattu  comme les autres contre l'envahisseur...Ils n'ont pu continuer, et alors ? C'est humain. Ces donneurs de leçons ont l'esprit rabougri et n'ont pas à décerner des brevets de patriotisme !

    1
    Lundi 20 Novembre 2017 à 22:22

    Au 19ème assemblement pacifiste d'Aniane qui s'est tenu le 12 novembre 2017 qui, comme chaque année, a demandé la réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple, la chanson de Craonne a été comme c'est de tradition interprétée. Voir l'article de mon blog que je lui ai consacré, lien http://cessenon.centerblog.net/6572335-la-chanson-de-craonne 

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