• L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, « interdirait le drapeau algérien »

     

    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN

    Stéphane Ravier, sénateur RN

     des Bouches-du-Rhône, « interdirait

     le drapeau algérien »

    Après la répression qu’ont subie les supporters algériens descendus dans les rues ce 14 juillet après la victoire en demi finale de la CAN, Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, a déclaré qu’il interdirait le drapeau algérien dans les rues.

     

    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN  Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, « interdirait   le drapeau algérien »

    Crédit photo : montage photo / PHOTO LM / GARNIERseb 

    Décidément, les médias offrent une belle part d’audience aux idées réactionnaires. Invité sur BFM ce lundi matin, le sénateur RN des Bouches du Rhône, Stéphane Ravier a déclaré « Moi, maire de Marseille, j’aurais pris un arrêté municipal pour interdire les drapeaux (algériens) dans les rues de la ville, parce qu’en France, on fait comme les Français, à Rome, on fait comme les Romains ». Il a développé un discours expliquant qu’« il relève de cette manifestation une véritable provocation (...) Les Français qui aiment la France et qui supportent l’équipe nationale ne supportent que ce maillot-là et ne brandissent que le drapeau français. Moi, ce que j’ai constaté hier, c’est qu’il n’y avait que le drapeau algérien. À aucun moment il n’y avait le drapeau français ».

     

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    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN  Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, « interdirait   le drapeau algérien »

     

    https://twitter.com/i/status/1150659205130543104 

     

    On peut s’étonner que pour un match Algérie-Nigeria des drapeaux français soient déployés mais pas pour Ravier qui développe que pour « ces Algériens ou ces Français d’origine algérienne, on sent bien au travers de cette manifestation répétée, que leur attachement va plutôt du côté de l’Algérie que du côté de la France ».

    Alors qu’il développe un discours xénophobe il va jusqu’à dire que « la violence » des supporters algériens « est exacerbé par un sentiment national », un sentiment national qui bien évidemment « n’est pas le nôtre et qui relève de la provocation ». Essayer de comprendre de tels propos peut donner des nœuds au cerveau… Mais tout s’explique lorsque l’on regarde de plus prêt qui est Stéphane Ravier.

    Stéphane Ravier : le RN historique

    Issu d’une famille d’immigrés italiens, son grand-père était communiste et ses parents votaient François Mitterrand. Mais le petit Stéphane ne suivra pas cette voie là, au contraire dès ses 16 ans, il rejoint le Front National. Ravier est élu maire du VIIème secteur de Marseille en 2014 après avoir fait campagne avec des membres de l’Action française. Sa gestion va pousser plusieurs élus FN à démissionner. Il est surnommer le « dictateur nord-phocéen » par ses propres adjoints.

    Fervent partisan de la théorie du Grand remplacement, il a organisé une manifestation en novembre 2016 contre l’arrivée de 80 migrants à Marseille. Une manifestation qui s’est vu remettre à sa place puisqu’elle a rassemblée une centaine de personne tandis qu’une contre manifestation en a rassemblée plus d’un demi millier. En octobre 2018, il a twitté pour saluer une action du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire. « L’ONG pseudo-humanitaire SOS Méditerranée est bel et bien complice des trafiquants d’êtres humains : bravo à Génération identitaire pour son action pacifique devant leurs locaux à #Marseille ! Le temps de l’impunité est terminé ! »

    Mais dans ces déclarations sur les supporters algériens, ce qui est le plus intéressant est sans doute ce qui est révélé dans un article du Lab d’Europe 1 en 2016. On y apprend que Stéphane Ravier est un fervent partisan de l’Algérie française et considère De Gaulle comme un « Général félon » qui a trahi la France. On comprend alors mieux pourquoi ce sénateur qualifie les drapeaux algériens de provocation.

    Le drapeau algérien : drapeau de la lutte anticolonialiste

    Le drapeau algérien est interdit à l’époque coloniale. Comme l’explique France Culture, les massacres de Sétif, Guelma et Kerrata le 8 mai 1945 vont lier dans le sang le drapeau algérien et la lutte anticoloniale. A Sétif ce 8 mai 1945, Bouzid Saâl, 26 ans, déploie un drapeau algérien devant le Café de France, d’habitude très fréquenté par les européens, ce jour là il est quasi vide. Un policier lui ordonne de lâcher son drapeau, les forces de répression essayent de le lui arracher des mains, alors qu’il essaye de s’enfuir, la police tire. Il est blessé à l’épaule mais tient toujours fermement le drapeau dans sa main. Il se relève et le brandit dans le ciel, il est abattu d’un balle en pleine tête. Déjà une semaine avant un autre jeune avait été abattu pour la même raison à Alger. La colère se propage dans plusieurs régions d’Algérie, la répression coloniale est féroce. L’aviation, la marine et l’armée se joignent à la répression. Des arrestations incalculables, tribunaux expéditifs rebaptisés “comités de salut public”, exécutions en masse… une violence inouï dont seul un pouvoir coloniale a le secret.

    Les légionnaires vont violer et massacrer en masse. Les européens sont armés par l’armée et ont autorisation de tirer à vue sur « les indigènes » sans être inquiétés. Des cadavres sont jetés dans des puits, des fausses communes et même des fours crématoires vont servir à détruire les preuves de ce massacre de masse qui fera 45 000 victimes. Neuf ans plus tard, la guerre d’Algérie commencera.

    On comprend mieux la haine que peut avoir Stéphane Ravier pour ce drapeau, lui le défenseur de l’Algérie française. L’idée d’interdire le drapeau algérien et de vouloir que les Algériens ou les personnes d’origine algérienne portent « exclusivement » le maillot de la France est une idée politique nauséabonde qui remet en cause l’histoire de la lutte pour l’indépendance des peuples en Algérie. Il faut espérer que l’Algérie gagne la Coupe d’Afrique des nations afin que les rues de France soient au couleur du drapeau algérien, symbole de la lutte anti coloniale. One two three Viva Algérie !

    SOURCE : https://www.revolutionpermanente.fr/Stephane-Ravier-senateur-RN-des-Bouches-du-Rhone-interdirait-le-drapeau-algerien 

     

    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN  Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, « interdirait   le drapeau algérien »

     

    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN  Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, « interdirait   le drapeau algérien »

     

    Sénégal-Algérie, une finale à fort

     

    accent français

     

    La finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Sénégal et l'Algérie, vendredi soir, va opposer entre eux de très nombreux joueurs nés en France. La conséquence de liens migratoires historiquement très forts entre les deux pays africains et l’Hexagone.

    Sénégal-Algérie en finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), c’est un peu la France qui gagne. Plus de la moitié des joueurs des deux nations, qui s’affrontent vendredi au Caire, sont en effet nés dans l’Hexagone. C’est le cas de 14 footballeurs algériens et de 10 sénégalais sur 23, soit 24 joueurs sur 46 au total. Ces 24 concernés possèdent tous, en outre, la nationalité française, en plus de celle de la sélection pour laquelle ils jouent.

    Plus éloquent encore, pas moins de 17 Algériens et 18 Sénégalais évoluent dans un club français (15) ou y ont évolué au cours de leur carrière (20). Les deux sélectionneurs eux-mêmes possèdent un lien fort avec le pays "bleu, blanc, rouge". Djamel Belmadi (Algérie) y est né (à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne), tandis qu’Aliou Cissé y a effectué presque toute sa carrière (11 saisons passées à Lille, Sedan, PSG, Montpellier et Nîmes).

    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN  Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, « interdirait   le drapeau algérien »

    Le défenseur de Naples Kalidou Koulibaly, l'un des 10 Sénégalais nés en France (à Saint-Dié-des-Vosges) et possédant la double nationalité. Photo Javier SORIANO / AFP

    Plus d'1,7 millions d'Algériens en France...

    Ces chiffres ne surprendront pas grand monde. Ils résultent de tendances historiques lourdes en matière d’immigration. Quand bien même il s’avère difficile d’avoir des chiffres précis sur la question, ce Sénégal-Algérie représente bel et bien un choc entre deux des principales diasporas présentes en France.

    Les Algériens constituent le premier contingent d’immigrés en Métropole. En 2015, ils étaient plus de 790 000 présents sur le territoire, d’après l’Ined (Institut national d’études démographiques) - qui se base, dans son recensement, sur le pays de naissance et non sur la nationalité. En y ajoutant les personnes dont au moins l’un des parents est né en Algérie, l’INSEE évaluait la diaspora algérienne en France à plus d’1,7 millions de personnes en 2012.

    ...face à plus de 300 000 Sénégalais

    Aujourd’hui encore, l’Algérie demeure le premier pays de provenance des immigrés de France : autour de 30 000 ressortissants par an en 2017 et 2018, à égalité avec le Maroc, d’après les données d’Eurostat (équivalent de l’INSEE à l’échelle de l’Union Européenne).

    Dans ce même tableau dressé par Eurostat, les immigrés sénégalais se classent, eux, en cinquième position (derrière le duo Algérie-Maroc, la Tunisie et la Chine). En 2018, 8300 personnes issues de ce petit pays du bord de l’Atlantique ont rallié l’Hexagone.

    Après avoir sensiblement baissé dans les années 90, au profit notamment de l’Italie mais aussi de l’Amérique du Nord, cette immigration vers la France ne cesse de croître depuis 2015. D’après le Consulat, plus de 300 000 Sénégalais vivraient sur le territoire hexagonal.

    La finale de la CAN entre l'Algerie de Djamel Belmadi et le Sénégal d'Aliou Cissé c'est aussi l'occasion de signaler que ces deux sélectionneurs sont nés à un jour d'intervalle : le 24 mars (Cissé) et 25 mars 1976 (Belmadi) et ont grandi ensemble à Champigny-sur-Marne dans le 94.

     

    Beaucoup de monde attendu devant la finale

    vendredi soir

    Bref, entre la première communauté d’Afrique de l’Ouest (sénégalaise) et la première tout court (algérienne), ce sont au bas mot 2 millions de personnes demeurant en France qui se trouvent potentiellement directement concernées par cette finale de la CAN, vendredi soir.

    Si l’on y ajoute les fans de foot en général, il risque d’y avoir beaucoup de monde, dans l’Hexagone, posté devant son téléviseur à l’heure du coup d’envoi (21 heures). Un an après la victoire des Bleus à la Coupe du monde et deux semaines après la fin du Mondial féminin, la France n’a pas fini de vibrer pour du football.

    SOURCE : https://www.lejsl.com/france-monde/2019/07/16/senegal-algerie-une-finale-a-fort-accent-francais 

     

    « 14 juillet, fête nationale ?Serviteurs de l’Etat ? »
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  • Commentaires

    2
    Mardi 16 Juillet à 11:38

    Moi aussi Jacques j'aimerai voir ce match mais je ne sais pas comment accéder à la chaîne TV qui le diffuse, si tu as une idée fais moi signe.

    1
    Mardi 16 Juillet à 11:24

    Tout est bon pour alimenter le regain de l'idéologie colonialiste et son cortège de racisme et de xénophobie. Le football et les manifestations populaires qu'il génère sont utilisés dans cet objectif ! Tiens ça me donne idée de regarder le match Algérie / Sénégal à la télévision. Et que le meilleur gagne !

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