• La Mairie des Rousses a tenu sa parole, voici la vidéo concernant l’inauguration de la stèle près du Yéti qu'elle vient de me faire parvenir...

     

    Les Comités FNACA vont lire un beau discours pour le 19 mars prochain Comme vous pourrez en prendre connaissance à la fin de cet article… MAIS J’ai relevé des oublis, notamment celui du colonialisme et de tous ses crimes sous toutes ses formes… oui, c'est sûr, la fnaca n'est pas bavarde concernant le colonialisme... c'est vrai que les décorations obtenues pour essayer de maintenir le colonialisme en algérie sont moins valorisantes que celles obtenues pour chasser les nazis de la france... c’est pourquoi je tiens à commencer cet article par le témoignage d’un camarade de Béziers dénommé jacques cros :

    Lettre au rédacteur en chef

     de L’Ancien d’Algérie

    La Mairie des Rousses a tenu sa parole, voici la vidéo concernant l’inauguration  de   la    stèle près   du   Yéti qu'elle vient de me faire parvenir...

     

    Bonjour à toi. On a eu l’occasion d’échanger par Internet et nous avons pu nous situer. Il me semble que nous sommes de la même classe, ou de classes voisines. Je suis personnellement de la 60 1/A. 

    Nous n’avons pas fait le même choix dans notre vie. Tu as adhéré à la FNACA et tu es devenu le rédacteur en chef de L’Ancien d’Algérie, organe de la fédération. Je suis resté en dehors de cette organisation. 

    J’ai suivi les échanges que tu as eus récemment avec mon ami Michel Dandelot. Au sujet de celui-ci je considère que le travail qu’il fait avec son blog est précieux. Sa compétence professionnelle lui permet de recueillir et de nous faire connaître des informations qui intéressent tous ceux qui sont concernés par la guerre d’Algérie. Il y ajoute ses analyses que je trouve pertinentes et que je partage. 

    Sur l’exploitation de l’affaire Audin j’ai donné mon sentiment sur le texte que tu as publié dans L’Ancien d’Algérie. Il m’a renvoyé à la position de Michel Huet qui m’avait été signalée par un ami qui est adhérent de la FNACA. Il me parait ne pas se saisir de l’opportunité qui se présentait de faire évoluer les consciences sur la nature de ce qu’a été la guerre d’Algérie comme tentative de perpétuer le colonialisme. 

    Les conséquences sont connues et elles ont touché les Algériens et les appelés du contingent que nous avons été. Plus douloureuses pour les premiers, elles n’ont pas été sans effet sur les seconds, avec des différences sensibles suivant les cas. Je fais personnellement partie de ceux qui n’ont jamais été exposés et qui ont simplement perdu vingt-six mois de leur jeunesse dans cette aventure. 

    J’ai aussi été témoin de quelques exactions qui ont été commises par l’armée sans y avoir jamais été impliqué. J’ai par contre pu mesurer l’ampleur de la misère générée par ce système social et le racisme qui l’accompagnait et qui n’épargnait pas les appelés du contingent. 

    J’ai été victime de l’ostracisme de l’institution militaire qui m’avait repéré. Je n’ai jamais eu la possibilité ni matérielle ni psychique d’être un soldat du refus. C’était un statut lourd à assumer. J’ai toutefois fait ce que j’ai pu dans le contexte qui était le mien. Cela a été le cas notamment lors du putsch des généraux félons en avril 61 où j’ai pris des risques. Cela s’est produit également le jour du cessez-le-feu où l’armée a tiré sur la foule des Algériens qui participaient à une manifestation pourtant autorisée. 

    Je n’ai pas été partie prenante dans les activités de la FNACA n’ayant pas de goût pour les repas qu’ils soient dansants ou non. J’ai pris acte que ma vision de ce qu’était la guerre d’Algérie n’est pas majoritaire dans l’opinion publique. On sait que les idées dominantes sont celles de la classe dominante. Et la classe dans laquelle je me situe, celle des exploités, n’est pas dominante. 

    Ces facteurs ont fait que je suis resté en dehors de la FNACA. Depuis quelque temps il m’arrive d’avoir un regard sur ce qu’elle dit et fait. J’ai constaté son absence lors de la contre-manifestation que nous avons organisée lors du changement d’appellation de la rue du 19 mars 1962 à Béziers. Cela m’a conforté dans mon jugement sur elle. 

    Plus anciennement, ce devait être en 1972, j’avais été surpris lors de la cérémonie du 19 mars à laquelle j’avais participé, du côté cocardier du comité local de votre fédération à Montagnac où j’étais alors enseignant. En 2001 j’avais participé à une assemblée du comité de Béziers de la FNACA qui était ouverte aux non-adhérents. J’avais pu situer mes désaccords au sujet de la torture. Je joins l’article que j’avais rédigé après cette réunion. Je n’avais pas apprécié que soit prononcée la rituelle phrase « Mort pour la France » à l’énoncé de chacun des 33 Biterrois, tués en Algérie, lors du 19 mars qui avait suivi. Pour moi ils avaient été victimes de l’incompréhension générale qui régnait alors sur les guerres qu’avaient engagées les peuples pour se libérer du colonialisme. 

    Je veux bien reconnaître à la FNACA le rôle qui a été le sien dans la satisfaction d’un certain nombre de revendications (retraite du combattant, points d’indice supplémentaire pour le montant de la retraite des fonctionnaires, demi-part pour la déclaration d’impôts, adoption du 19 mars comme journée de commémoration …) mais il reste son incapacité à dire ce qu’était la guerre d’Algérie. 

    Qu’elle soit au diapason de la majorité de ce que pensent les gens ne lui confère pas le label de vérité en la matière. Pour moi, j’ai choisi de faire entendre la voix de la justice et de l’amitié entre les peuples par un autre canal que celui de la FNACA même si je n’ignore pas qu’elle fut créée par des hommes épris de paix. C’est que de l’eau a coulé depuis et la crise socio-économique que nous subissons favorise le développement de la xénophobie dont la FNACA n’est pas à l’abri. On s’en rend compte en diverses circonstances. 

    Bonne continuation dans les responsabilités qui sont les tiennes même si la FNACA est appelée à finir son existence avec la disparition prochaine et prévisible des anciens d’Algérie.

    Jacques CROS 

     

     

     

    En attendant la vidéo que va me faire parvenir la Mairie des Rousses concernant l’inauguration de la stèle près du Yéti.

     

    La Mairie des Rousses a tenu sa parole, voici la vidéo concernant l’inauguration  de   la    stèle près   du   Yéti qu'elle vient de me faire parvenir... Dommage qu'une délégation algérienne n'a pas été invitée.

     

      Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses 

    En attendant la vidéo que va me faire parvenir la Mairie des Rousses concernant l’inauguration de la stèle près du Yéti.

    Le drapeau algérien aurait dû être mis 

    à la place du drapeau européen 

    Ce n'est pas l'europe 

    qui a négocié le cessez-le-feu 

    du 19 mars 1962

    La Mairie des Rousses a tenu sa parole, voici la vidéo concernant l’inauguration  de   la    stèle près   du   Yéti qu'elle vient de me faire parvenir...

    La Mairie des Rousses a tenu sa parole, voici la vidéo concernant l’inauguration  de   la    stèle près   du   Yéti qu'elle vient de me faire parvenir...

    … Mais hélas il y a eu des « empêcheurs de tourner en rond » car, souvenons-nous à l'origine le courageux maire des Rousses avait envisagé la présence d'une délégation algérienne :

    En attendant la vidéo que va me faire parvenir la Mairie des Rousses concernant l’inauguration de la stèle près du Yéti.

    « Une cérémonie en présence

     de représentants 

    des États français et algérien » 

    par Bernard Mamet Maire des Rousses  

    LE SAVIEZ-VOUS ? La paix en Algérie a été négociée au Yeti dans le Jura !
    C'était en 2016 : "Nous travaillons sur un projet de création d’une stèle commémorative, que nous prévoyons d’installer à proximité du bâtiment d’ici l’automne prochain. Cette pierre comportera un texte court, rappelant l’histoire des accords secrets qui se sont déroulés ici, et ce sur quoi ils ont abouti. Nous aimerions que son inauguration donne lieu à une cérémonie en présence de représentants des États français et algérien. Nous avons souhaité faire intervenir les services de l’État en ce sens, et le préfet du Jura en a été informé ".


    En attendant la vidéo que va me faire parvenir la Mairie des Rousses concernant l’inauguration de la stèle près du Yéti.

    Michel Dandelot

     

    Armand de Simone écrit :

     INAUGURATION D'UNE STELE AUX ROUSSES

     

    LE SAVIEZ-VOUS ? 

    Après MELUN, la SUISSE, LUGRIN,…

    …Que c’est AUX ROUSSES, que furent menés en secret les pourparlers entre la Délégation Française et la délégation Algérienne. 

    Ils ont enfin réussi à mettre en forme un projet de PAIX, prémices des accords d’Évian du 18 mars 1962, entre la France et le G.P.R.A. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne). 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Charles DE GAULLE, président de la République, avait proposé auparavant, à deux reprises la paix des braves, qui n’avaient pas été acceptée par Le FLN (Front de Libération Nationale), donne des instructions simples aux plénipotentiaires français… 

    « Réussissez ou échouez, mais ne laissez pas la négociation se poursuivre indéfiniment. » 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Il avait certainement en mémoire sa lettre : 

    La lettre du général de Gaulle qui révèle que la France savait qu’elle perdait la guerre d’Algérie dès l’année 1959 

    Cliquez  sur le lien ci-dessous pour lire la lettre du général

    http://www.micheldandelot1.com/la-lettre-du-general-de-gaulle-qui-revele-que-la-france-savait-qu-elle-a145299594 

    En reconnaissant, le 16 septembre 1959, au peuple algérien l’exercice du droit à l’autodétermination, après cinq années d’une guerre meurtrière, le général De Gaulle semble avoir pris, à l’instar de ses prédécesseurs de la IVe République, la mesure de son incapacité totale à réduire l’action de l’Armée de libération nationale à l’intérieur, d’une part, et à freiner les avancées politiques majeures du Front de libération nationale à l’extérieur, d’autre part. Cette reconnaissance tardive va évidemment ouvrir la voie à des contacts pour organiser des rencontres secrètes entre les parties en conflit, pour s’accorder sur les mesures pratiques à prendre en vue de l’exercice de ce droit. Finalement c’est la date du 20 mai 1961 qui est retenue pour la tenue de la première réunion officielle, de haut niveau, entre les deux délégations à la frontière franco-suisse. 

    Enfermés au YETI pendant 9 jours, épuisés, les délégués parviennent à un texte commun que Robert BURON considère comme applicable. 

    C’est à 3 heures du matin, le 18 février que le compromis est avancé. À 5 heures du matin, le 19 février, deux déclarations sont établies, prémices des accords d’Évian du 18 mars 1962,  

    Pour la première fois, on se serre la main. 

    18 mars signature des accords d'Évian.  

    Ils comprennent un accord de cessez-le-feu, applicable le 19 mars à 12 h, et des déclarations publiées par les 2 parties.  

    La version française mentionne des pourparlers avec le FLN, la version algérienne avec le GPRA. 

    Le 19 mars 1962 représente donc une date historique et symbolique,  

    celle du « Cessez-le-feu » en Algérie, 

    prescrit par les accords d’Évian.

    ---------------------------------------------

    Souvenirs de la cérémonie Franco-française par d’anciens combattants de la guerre d’Algérie de la délégation du comité du CHABLAIS, qui s’est invitée à cette commémoration avec son point de vue. 

    Aux chevilles ouvrières.     

    Grand Merci, car la stèle est là ! 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Bernard MAMET 

    Maire des ROUSSES. 

    … Malgré les « empêcheurs de tourner en rond » ils ont travaillé d’arrache-pied pour que cette stèle soit posée, adaptée au tourisme de Mémoire ... 

    ...Faire passer chaque année « la transjurassienne » devant la stèle pavoisée serait un partage de l’événement, pour les générations montantes, car les lieux de mémoires de la guerre d’Algérie en métropole sont assez rares... 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Une poignée de main fort sympathique des représentants des 2 villes ayant contribué, ÉVIAN-LES-BAINS et LES ROUSSES, à la paix en ALGÉRIE. 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Pourquoi le choix de ces deux villes ? 

    Les frontières franco-suisse ont été déterminantes pour permettre à la délégation algérienne de se replier en terrain neutre en cas de danger, par le lac LEMAN pour ÉVIAN-LES-BAINS et par LA CURE pour LES ROUSSES 

    Pourquoi la HAUTE-SAVOIE, tenait à être présente à cette commémoration. 

    D’abord la rencontre secrète de LUGRIN puis celle d’ÉVIAN-LES- BAINS qui ont capoté, avec une conséquence terrible pour son maire, victime d’un attentat OAS, simplement parce que sa ville avait été choisie, par les deux délégations pour s’y rencontrer.

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Camille BLANC,  

    né en 1912, mort le 31 mars 1961 à Évian-les-Bains, assassiné par l'OAS, 

    Maire socialiste (SFIO) d'Évian-les-Bains, président de la commission administrative (1945-1961), avait été élu en 1945 puis réélu en 1947, 1953 et 1959.  

    Selon le site de la ville d'Évian, il était appelé « l’homme des congrès » parce qu'il œuvrait partout pour la renommée de sa ville.  

    Pacifiste convaincu, il a œuvré pour la paix

     en Algérie. 

    Il a fait batir de nombreux équipements municipaux dont l'hôpital qui porte son nom et le palais des festivités, où nous nous sommes rencontrés pour 

    Le colloque en 2012 à EVIAN-LES-BAINS 

    Un rapprochement "FRANCE-ALGERIE" 

    Avec Jean-Pierre CHEVÉNEMENT,  

    président de l'Association "France Algérie"  

    50 ans après les accords d'ÉVIAN 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

      Sortir de la Guerre d'Algérie 

    • Regards croisés 
    • Regards apaisés   
    • Où il a fallu faire déplacer une compagnie de CRS devant la menace de nostalgiques de l’Algérie Française, en béret rouge qui nous barraient l’accès de ce qui est aujourd’hui, "LE PALAIS DES CONGRES d’EVIAN-LES-BAINS" 

    Combattant durant la guerre 1939-1945, il avait été affilié à un réseau de résistance 

    Enfin, les entretiens des ROUSSES ont conduit les délégations, une dernière fois dans la ville ÉVIAN, à l’Hôtel du Parc où les accords ont été signés le 18 mars 1962, avec un espoir secret que la rue de l’ex-hôtel du PARC, devienne la rue des accords d’ÉVIAN. 

    -oOo- 

    À la lecture du contenu du texte de la stèle, cette cérémonie ne pouvait être que franco-algérienne, ce qui n’a pas été le cas. 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Quelle que soit la raison qui a été de ne pas inviter une délégation algérienne à cette commémoration, ne va pas dans le sens d’un apaisement et d’un rapprochement entre la France et l’Algérie. 

    J’observerai ce que nos amis algériens des réseaux sociaux en penseront.. 

    Merci encore aux chevilles ouvrières, car malgré tout, la stèle est en place avec une belle cérémonie symbolique pour son inauguration. 

    Merci à ELYSABETH de la délégation du comité du CHABLAIS pour ses belles photographies.

    Armand de Simone

     

     

    La Mairie des Rousses a tenu sa parole, voici la vidéo concernant l’inauguration  de   la    stèle près   du   Yéti qu'elle vient de me faire parvenir...

     

    Un commentaire en provenance d’algérie

     

    Sadek Ourti «Mort pour la France », drôle d’expression que je n’aime pas du tout entendre, ces anciens combattants croient avoir défendu la France de liberté, de fraternité et de démocratie, et ils se mettent au même niveau de ceux des deux guerres mondiales, mais non !!! mon dieu, vous n’étiez ici en Algérie que pour défendre le colonialisme contre un peuple dominé et opprimé pendant 132 ans, regardez plutôt vos braves juniors (appelés du contingent), tout jeunes étaient déjà contre la guerre, la torture et toutes sortes de souffrances infligés aux colonisés. Ces derniers aujourd’hui ont honte de leur passé même si cette histoire ne dépendait pas de leur volonté. J’invite donc les adhérents de la FNACA et que je respecte beaucoup par rapport à certains de leur principes à engager une réflexion dans ce sens, corriger et changer de position avant qu’il ne soit trop tard. Condamner le colonialisme, c’est déjà la base de l’apaisement et de la réconciliation au profit des générations futures et des deux rives.

     


     

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