• Pont-Saint-Esprit : la FNACA défend le 19 mars 1962, Ménard le pourfend

    Pont-Saint-Esprit : la FNACA défend le 19 mars 1962, Ménard le pourfend

     

    Pont-Saint-Esprit : la FNACA défend le 19 mars 1962, Ménard le pourfend

    Le quarante-cinquième congrès départemental de la FNACA s'est tenu ce dimanche 12 avril à Pont-Saint-Esprit. Il s'est achevé par un dépôt de gerbes aux Monument aux morts.

    MIDI LIBRE

     

    Pont-Saint-Esprit : la FNACA défend le 19 mars 1962, Ménard le pourfend

     Président du comité cantonal de la FNACA de Pont-Saint-Esprit, Jean-Pierre Colombet (pupitre) a introduit la séance des allocutions des officiels.

    MIDI LIBRE

    Pont-Saint-Esprit : la FNACA défend le 19 mars 1962, Ménard le pourfend

     Le quarante-cinquième congrès de la FNACA a rassemblé plus de six cents participants, adhérents élus et officiels.

    MIDI LIBRE

     

    Les anciens combattants d'Algérie ont réaffirmé leur attachement au 19 mars 1962 date du cessez-le-feu et reprochent au maire de Béziers, Robert Ménard, d'avoir fait débaptiser une rue de sa ville.  

    Il a défrayé la chronique, en décidant, le 14 mars dernier,  de débaptiser une rue  de sa ville de Béziers. Le maire de la capitale du Biterrois, Robert Ménard a fait déboulonner la plaque  du 19 mars 1962 qui désignait une rue  de sa commune. La voie  a été rebaptisé Commandant-Hélie-Denoix-de-Saint-Marc, du nom d'un des officiers, partisan de l'Algérie française et figure du putsch des généraux, qui avaient tenté de renverser le général de Gaulle en avril 1961. En gommant la date du 19 mars du paysage de sa commune, Robert Ménard a jeté l'émoi parmi les anciens combattants d'Algérie.

    Tir groupé

    Réunis à Pont-Saint-Esprit dans le Gard, où se tenait leur quarante-cinquième congrès départemental, les grandes voix de la FNACA sont donc sorties du silence... Celle de ces élus gardois aussi. D'où cette réaction en forme de tir groupé contre les édiles qui "ne respectent pas les lois de la République".

    Une revendication "légitime"

    Conseiller départemental de Pont-Saint-Esprit et maire de Saint-Paulet-de-Caisson, Christophe Serre fustige son homologue biterrois pour son initiative, jugeant "légitime", cette revendication, - l'officialisation du 19 mars 1962-, que la FNACA a portée depuis de longues années. Le député de la quatrième circonscription  du Gard, Fabrice Verdier se dit pour sa part, "choqué" par "ces élus qui ne respectent pas la mémoire, qui ne respectent pas la République, qui ne respectent pas la législation". 

    Dans le marbre de la loi

    La commémoration du cessez-le-feu du 19 mars 1962 est, en effet, inscrite dans le marbre de la loi depuis le  6 décembre 2012.  Une législation que le comité départemental de la Fédération nationale des anciens combattants d'Algérie (Fnaca) entend faire respecter. Son président, Raymond Aparicio exhorte les responsables des 47 comités cantonaux de la FNACA du Gard, -soit 6200 adhérents-,  à "rester vigilant".

    180 rues gardoises du 19 mars 1962

    La feuille de route s'articule autour de deux axes, "solliciter" les maires des communes qui n'on pas de rue du 19 mars 1962. "Il faut leur demander de poser des plaques", répète le président départemental. Le Gard compte 180 rues faisant référence à la date du cessez-le-feu. Il s'agit donc, pour les FNACA d'empêcher un effet  boule de neige après l'initiative très discutée du maire de Béziers.  L'autre mission qui est assignée aux présidents des comités cantonaux c'est de faire remonter à la FNACA départementale, les éventuels refus de maires ou le démontage illicite de plaques. "On saisira les autorités compétentes", prévient Raymond Aparicio. 

    Ménard répond :

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    Pied-Noirs et Harkis

    Le maire de Béziers Robert Ménard assume sa démarche: "Je ne comprends pas l'entêtement de la Fnaca à essayer de faire croire à la réalité du 19 mars qui aurait marqué la fin de la guerre d'Algérie. Tout le monde sait que ce n'est pas vrai. Après cette date-là, on a continué à tuer des jeunes du contingent. On n'a jamais tué autant qu'à partir du 19 mars 1962 les Français d'Algérie, qui allaient devenir des Pied-noirs. Quant aux Harkis, on pense qu'il y en a eu près de 80000 de tués après le 19 mars 1962".  Le maire ne s'encombre pas de précaution oratoire: "C'est un mensonge historique, ça s'appelle du révisionnisme. En débaptisant cette rue je veux juste rappeler cette réalité".

    Un mensonge historique

    Un brin provocateur, l'ancien journaliste et emblématique président de Reporters sans frontière  s'en réfère à un ancien président de la République. "J'ai en tête un discours de François Mitterrand qui disait: "Pour marquer la fin de la guerre d'Algérie, on peut choisir n'importe quel jour, sauf le 19 mars". Le maire de Béziers ne se laisse pas non plus impressionner par la loi : " Ce n'est pas parce que la loi entérine un mensonge historique que celui-ci change de nature".

    SOURCE : http://www.midilibre.fr/2015/04/12/pont-saint-esprit-la-fnaca-defend-le-19-mars-1962-menard-le-pourfend,1149412.php 

     Ecoutez l'extrémiste Ménard répondre aux arguments de la FNACA en cliquant sur l'image ci-dessous :

    et après d'autres commentateurs de la FNACA interviennent... Vous pourrez quitter lorsqu'il ne sera plus question de ce congrès...

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    « Le dernier négociateur français à Evian en vie : «La France a perdu l’Algérie à cause des pieds-noirs» du moins ceux qui étaient au Pouvoir"Le Dernier Tabou * Les "harkis" restés en Algérie après l'Indépendance" Le livre et une vidéo-interview de Pierre Daum »
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