• « Stop au trafic humain de migrants africains en Libye » Ah il est beau le néo-colonialisme !!! Pour ce qui est des massacres, l’OTAN a fait ses preuves !!!

    Sur Facebook une pétition nous a été envoyée par une amie intitulée « Stop au trafic humain de migrants africains en Libye » cette amie nous demandant de la rejoindre en signant, ce que je fis, mais en lui précisant mon pessimiste quant à l’efficacité de cette pétition : « C'est fait, j'ai signé, mais malheureusement ces pétitions ne servent pas à grand chose, enfin c'est ce que je pense, peut-être que je me trompe »… Je connais même des hypocrites qui se réjouissent de cette immonde situation… en 2017 !

    « Stop au trafic humain de migrants africains en Lybie »

    Des ventes aux enchères clandestines d’êtres humains se dérouleraient une ou deux fois par mois en Libye, non loin de la capitale, Tripoli. Des migrants "noirs" d’Afrique subsaharienne sont cédés par des passeurs pour des sommes allant de 500 à 700 dinars libyens (jusqu’à 435 euros). Voici ce qui arrive désormais aux nombreux migrants qui transitent par la Libye pour gagner l’Italie, porte d’entrée en Europe.

    Il est temps de dire stop ! En 2017 ceci ne devrait pas être possible, un retour à la barbarie est inacceptable ! Signez cette pétition pour interpeller toutes les autorités compétentes pour libérer tous les captifs, punir les trafiquants et trouver une solution viable à cette migration du désespoir de la jeunesse Africaine !

    Esclavage en Libye : merci l’OTAN !

    Par Bruno Guigue
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    La politique occidentale, c’est toujours le grand écart : on part avec les droits de l’homme et on finit avec le marché aux esclaves.

    « Stop au trafic humain de migrants africains en Lybie »

    Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ? On tombe vraiment des nues ? Certainement pas. Le 11 avril 2017, l’Office international des migrations publiait un rapport indiquant que des milliers de migrants transitant par la Libye étaient vendus comme du bétail sur des marchés aux esclaves, avant d’être soumis au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle. Cette réalité, tout le monde la connaissait, et personne n’a rien fait.

    Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la région sahélienne, on n’a pas le souvenir qu’il ait dit quelque chose. Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de l’ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C’est vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la situation en Libye.

    Il ne faudrait pas l’oublier : si ce pays est à la dérive, s’il est dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c’est parce que la France et ses alliés l’ont anéanti en 2011. Les marchands d’esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les bagages de l’OTAN. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogés le droit de détruire un Etat souverain. Ils l’ont remplacé par la loi de la jungle et le chaos milicien. On voit le résultat.

    Où sont-ils, ceux qui ont décidé de renverser Mouammar Kadhafi ? On aimerait les entendre, ces visionnaires. Nicolas Sarkozy voulait faire de cette croisade le joyau de son mandat. “Le chef de l’Etat a fait de l’intervention en Libye un combat personnel. Pour le rayonnement de la France”, titre “Le Monde” le 23 août 2011. Le rayonnement est aveuglant ! Pour Alain Juppé, l’intervention en Libye est “un investissement pour l’avenir”. Il aurait dû préciser que cet investissement n’était pas seulement pétrolier. Les esclavagistes le remercient. Eux aussi, ils investissent.

    Du côté de l’opposition de “gauche”, ce n’est guère mieux. François Hollande approuve le recours à la force contre Kadhafi “parce que sinon Kadhafi aurait massacré une partie de son peuple”. Qu’il se rassure : pour ce qui est des massacres, l’OTAN a fait ses preuves. Le 21 mars 2011, “Libération” demande à Jean-Luc Mélenchon pourquoi il approuve les frappes aériennes en Libye. Il répond : “La première question à se poser est la suivante : y a-t-il un processus révolutionnaire au Maghreb et au Moyen-Orient ? Oui. Qui fait la révolution ? Le peuple. Il est donc décisif que la vague révolutionnaire ne soit pas brisée en Libye.”

    Il faudrait pourtant que les progressistes ou prétendus tels se mettent sérieusement à méditer la leçon des faits. Car la politique occidentale, c’est toujours le grand écart : on part avec les droits de l’homme et on finit avec le marché aux esclaves. Certains ont beau l’emballer de rhétorique humaniste ou révolutionnaire, l’impérialisme reste l’impérialisme. On peut multiplier à foison les variantes du cache-misère idéologique, le prétendu devoir d’ingérence n’est que le droit que l’on s’arroge à écraser le voisin. C’est le droit du plus fort revu et corrigé par BHL.

    Les hypocrites diront que l’esclavage ne date pas d’hier et que cette affaire concerne les Africains, niant la responsabilité du néo-colonialisme. Poussés par la misère, ils sont des centaines de milliers à vouloir franchir la Méditerranée au péril de leur vie. La destruction de l’Etat libyen les a mis à la merci des passeurs qui les vendent comme du bétail. S’ils échappent à leurs griffes, leur calvaire ne fait que commencer. Quel paradoxe ! Victimes d’un monde dual, ces damnés de la terre n’ont d’autre espoir que d’aller traîner leur misère dans les pays qui ont fait leur malheur.

    SOURCE : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/esclavage-en-libye-merci-l-otan-198838 

     

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  • Commentaires

    2
    Mardi 21 Novembre 2017 à 19:14

    Même si ces pétitions n'ont pas l'impact souhaîté, elles ont le mérite d'exister et d'alerter les citoyens qui ignoraient que celà puisse exister ...

    1
    Lundi 20 Novembre 2017 à 11:21

    Je ne sais pas si les cyberpétitions ont un impact. Ce qui est certain c'est que les guerres menées sous divers prétextes comme le droit d'ingérence ou le besoin de démocratie ont des causes moins avouables, l'appropriation par les plus forts des matières premières jugées décisives, et des conséquences effroyables pour les populations où elles se déroulent. On peut à travers l'actualité prendre la mesure des désastres qu'elles génèrent.

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