• Une plaque à la mémoire du “porteur de valises” Henri Curiel sur le lieu du crime à Paris

     

    Une plaque à la mémoire  du “porteur de valises” Henri Curiel  sur le lieu du crime à Paris

    Une plaque à la mémoire

    du “porteur de valises” Henri Curiel

    sur le lieu du crime à Paris

     

    AFP

     

    Une plaque commémorative à la mémoire d’Henri Curiel va être dévoilée par la maire de Paris, Anne Hidalgo, le jeudi 25 avril 2019 au niveau de la rue Rollin, là où le grand militant anticolonialiste avait été assassiné le 4 mai 1978.“Henri CURIEL, né le 13 septembre 1914 au Caire (Egypte), assassiné à Paris, 4 rue Rollin, le 4 mai 1978, victime de son engagement anticolonialiste et de ses idéaux de paix” pourra-t-on désormais lire sur la plaque commémorative.

    C’est un hommage politique important de la mairie de Paris, dirigée par la socialiste Anne Hidalgo, qui donne une visibilité à un nom que l’Etat français ne veut pas voir. Henri Curiel, militant communiste, né en Egypte, faisait partie du réseau Jeanson. Il sera le chef du réseau de soutien au FLN, les fameux “porteurs de valises”.

    Il continuera son combat en créant “Solidarité”, une structure destinée à soutenir les différents mouvements de libération du tiers-monde, et notamment à l’ANC en lutte contre le régime de l’apartheid.

     

    Le sale boulot de la presse 

     

    “Il fournissait des faux papiers aux militants sud-africains, il aidait les militants anti-apartheid blancs – relisant en eux le courage des porteurs de valise de France durant la guerre d’Algérie. Il fut soupçonné d’avoir permis la révélation du mirifique contrat nucléaire entre Paris et Pretoria. Et assassiné le 4 mai 1978” écrit Sylvie Braibant, dans un article que le HuffPost Algérie a publié sous le titre de “Assassinat d’Henri Curiel: vérités évidentes, justice empêchée”. 

     

    “Nous connaissons la vérité sur ses assassins mais, au nom du secret défense, la justice reste empêchée par un fil rouge menant du général Aussaresses au président Giscard d’Estaing” avait-elle noté tout en relevant le sale boulot effectué par une partie de la presse française à l’époque, notamment le Point, dirigé par George Suffert, qui menait campagne contre lui en diffusant de faux scoop. 

     

    L’assassinat avait été revendiqué en 1978 par un “groupe Delta” (qui fait clairement référence aux sinistres sicaires de l’OAS) mais tous les éléments d’une opération “omo” décidée au sein du pouvoir français ont été peu à peu réunis à travers les témoignages et des révélations. 

     

    Autre lien avec l’Algérie, les experts de la police française ont établi que l’arme qui a servi à l’assassinat du porteur de valise -un pistolet de calibre 11,43- a été utilisée dans l’assassinat le 2 décembre 1977 Laïd Sabaï, gardien à l’Amicale des Algériens en Europe. C’est également un “commando Delta” qui avait accompli le forfait. 

     

    De passage à Alger, le professeur Philippe Aghion en janvier 2018 a indiqué sur Radio M que Henri Curiel a été “assassiné par le général Aussaresses qui était un bourreau durant la révolution algérienne”. 

     

    Un crime politique 

     

    Interrogé par le HuffPost Algérie, le journaliste Alain Gresh, fils de Henri Curiel, s’est dit également persuadé de l’implication de Aussaresses dans l’assassinat. Il a d’ailleurs, a-t-il relevé, admis sa responsabilité dans l’entretien qu’il avait accordé à la journaliste française Emilie Raffoul pour son documentaire sur Curiel.

    Mais pour Alain Gresh, il s’agit d’un assassinat politique décidé avec l’aval du pouvoir français à l’époque.  “Aussaresses n’aurait pu “agir à l’époque sans l’aval du président Valéry Giscard d’Estaing. C’est mon intime conviction” a-t-il souligné dans une déclaration au HuffPost Algérie. 

    En 2008 déjà , dans un article consacré au documentaire d’Emilie Raffoul, le journal Le Monde soulignait qu’au terme d’une “enquête minutieuse, la thèse d’un assassinat exécuté par des nostalgiques de l’OAS avec la complicité des services français s’imposait “presque naturellement”. 

    “Paris voulait envoyer un signal fort à une Algérie tiers-mondiste soupçonnée, entre autres choses, d’aider les indépendantistes corses. Quel meilleur avertissement que d’exécuter Curiel “l’Algérien de coeur”, à quelques semaines de son départ pour la capitale des mouvements de libération ? Même si l’émission n’apporte pas la preuve irréfutable de ce crime politique, toutes les autres pièces du puzzle ont été rassemblées. Et elles s’imbriquent parfaitement.”. 

    Depuis, d’autres éléments du puzzle se sont rajoutés pour confirmer qu’on était bien devant un “crime politique”.

     

    Le Pr Philppe Aghion désigne Paul Aussaresses comme l'assassin de son oncle Henri Curiel :

     


     

    SOURCE : https://www.huffpostmaghreb.com/entry/une-plaque-a-la-memoire-du-porteur-de-valises-henri-curiel-sur-le-lieu-du-crime-a-paris_mg_5cbefbcde4b0315683fd0cd7?ncid=other_facebook_eucluwzme5k&utm_campaign=share_facebook&fbclid=IwAR2KnQDjXVXkdXd7QcJzuy5jqcobuSQiXzPxCwfJIqx-hCFT-28Q3XmGWXg 

     

    Une plaque à la mémoire  du “porteur de valises” Henri Curiel  sur le lieu du crime à Paris

    C'est dans cette rue étroite de Paris “qu'Henri CURIEL, né le 13 septembre 1914 au Caire (Egypte), fut assassiné à Paris, 4 rue Rollin, le 4 mai 1978, victime de son engagement anticolonialiste et de ses idéaux de paix”

     

     

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