• Ce mercredi dans La Provence : à Marseille, on répare les grands blessés de guerre

     

    Ce mercredi dans La Provence :

     à Marseille, on répare les grands blessés

     de guerre

    En avril 2018, la ministre des Armées, Florence Parly, s’était rendue à l’hôpital Lavéran. Par S.M.

    Ils sont frères d’armes, et ce n’est pas un vain mot. Ce mardi, dans toutes les casernes, les régiments, les États-Majors de France, c’est une famille, celle de l’armée française, qui a pleuré et rendu hommage à deux de ses enfants. Il en va ainsi chaque fois qu’un camarade meurt en mission - que le drame soit médiatisé ou pas -, chez ces militaires unis par les liens du sang. Ce sang que tous les soldats savent qu’ils devront peut-être verser un jour, "parce que cela fait partie du métier", explique l’adjudant-chef David, chargé de la cellule d’aide aux blessés de l’État-Major de la zone de défense sud, basée à Marseille.

    Depuis la fin de la guerre d’Algérie, 638 soldats français ont été tués en opérations extérieures. Fin 2017, la revue annuelle du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire dénombrait 141 militaires français, principalement de l’armée de Terre, qui ont perdu la vie entre 2008 et 2017 au cours d’une mission en Afghanistan, au Sahel, en Centre Afrique, au Mali. Avec l’intensification de la présence française, notamment pour lutter contre le terrorisme, ce sont chaque année des cohortes de blessés qui sont rapatriés en métropole.

    https://www.laprovence.com/actu/en-direct/5500580/demain-dans-la-provence-a-marseille-on-repare-les-grands-blesses-de-guerre.html

     

    Hélas si M. Macron continue de refuser de changer de stratégie politico-militaire Il y aura d’autres héros Comme ces deux là :

     

     

    mais nous rappelons que la vie d’un homme n’a pas de prix.

    Et la guerre contre le terrorisme la france ne doit pas être seule en europe pour mener cette guerre...

     

    Merci de prendre connaissance de ce dossier

    En Afghanistan, une guerre sans fin

    CLIQUEZ SUR CE LIEN : https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/En-Afghanistan-guerre-sans-fin

     

    Sahel : cette guerre dont on ne sort pas vainqueur

     

    Par Jean-Dominique Merchet 

     

    La France refuse d’envisager de changer de stratégie politico-militaire, même si elle ne fonctionne pas, comme le montre l’extension de la menace.

    Emmanuel Macron présidait ce mardi 14 mai aux Invalides une cérémonie d’hommage national pour les deux officiers mariniers du commando Hubert, tués lors de la libération d’otages au Burkina Faso. Lundi, les honneurs militaires leur ont été rendus dans la plus stricte intimité, en présence du chef d’état-major de la marine, l’amiral Praszuck.

    Comme un signe d’agacement… Au ministère des Armées, on se gausse des formules journalistiques sur l’opération Barkhane : « L’année dernière, nous étions “enlisés” au Sahel. Cette année, c’est “embourbés”. Et l’an prochain, ce sera “ensablés”...» A l’Hôtel de Brienne comme à Balard, on reste droit dans ses rangers. Pas question de changer une stratégie qui ne fonctionne pourtant pas.

    L’enlèvement de deux Français dans un parc naturel au nord du Bénin – un pays qui jusqu’à présent n’était pas touché par le terrorisme – illustre le fait que, loin d’être contenue, la menace se répand dans toute la région. A l’origine, c’est-à-dire en janvier 2013, elle était essentiellement localisée dans le nord du Mali et l’armée française a détruit ce sanctuaire en quelques semaines d’une Blitzkrieg dans les sables (Opération Serval). Mais plutôt que de partir rapidement, en laissant aux autorités maliennes et aux différents groupes locaux le soin de gérer la situation – quitte à revenir si besoin – Paris a décidé de s’installer dans la durée et d’élargir son intervention à toute la région, sous le nom de Barkhane.

    Nous sommes six ans plus tard. 27 militaires français ont été tués, des dizaines d’autres grièvement blessés, qui resteront invalides. Le coût pour le budget français dépasse les 4 milliards d’euros. Et personne ne voit la porte de sortie : auditionné par les députés en 2018, le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, affirmait : « Je ne pense pas qu’il soit possible de régler le problème au Mali en moins de 10 à 15 ans, si tant est que nous le puissions ». Sage remarque, même si elle heurte la doxa qui règne dans les milieux officiels, où « la lutte contre le terrorisme » et « le rôle particulier de la France dans le monde » sont des articles de foi qu’on ne discute pas.

    Trois générations après les indépendances de ses ex-colonies, la France n’a plus qu’une influence marginale sur les dynamiques sociales et politiques en cours dans la région. Un exemple : que peut faire Paris, ses militaires, ses diplomates, ses «développeurs» pour régler les conflits d’usage entre éleveurs et agriculteurs au Sahel, sur lesquels viennent se greffer les groupes djihadistes ? De quel véritable levier dispose l’Elysée pour convaincre les autorités maliennes de rétablir quelques services publics dans le nord du pays ? Sauf à y envoyer la gendarmerie nationale, qui a les moyens de lutter contre les trafiquants, alliés tant aux pouvoirs locaux qu’aux combattants terroristes ? Le diplomate français Gérard Araud résume la difficulté d’une formule : « On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif » alors que Jean-Marie Guéhenno, ancien président d’International Crisis Group constate « la faible mobilisation des autorités [locales] pour les réformes dès lors que leur sécurité immédiate est assurée » par la France.

    Cette situation n’est pas propre au Mali. Le spécialiste des conflits Gérard Chaliand remarque que désormais « l’Occident ne gagne plus les guerres » dans le reste du monde. Grâce à la puissance de sa machine militaire, il remporte certes des succès tactiques, mais ne parvient pas à s’extraire des conflits en vainqueur. L’Afghanistan est, à cet égard, un cas d’école. Dix-huit ans après l’intervention américaine en 2001, les talibans sont toujours là et il faut se résoudre à négocier avec eux. Au passage, 89 militaires français sont morts là-bas et un grand chef militaire reconnaît combien il est difficile d’expliquer aux orphelins – qui ont grandi – pourquoi leurs pères sont tombés au fond d’une vallée afghane.

    En Irak et en Syrie, la puissance américaine, appuyant les forces locales, a mis quatre ans pour détruire le Califat territorial de l’Etat Islamique. Mais le 29 avril, son chef Abou Bakr al-Baghadadi s’est rappelé aux bons souvenirs de ses contemporains et l’EI a montré qu’il gardait sa puissance d’action avec les attentats coordonnés au Sri Lanka. En Libye, où l’intervention occidentale de 2011 a fait exploser ce qui restait des structures étatiques, la France a soutenu le maréchal Haftar contre les groupes djihadistes, mais désormais celui-ci menace militairement le gouvernement reconnu par la communauté internationale, et la diplomatie française se retrouve Grosjean comme devant…

    Sauf à adapter le niveau de ses ambitions à la réalité de ses capacités d’action, la France se retrouvera « enlisée », « ensablée » ou « embourbée » dans des conflits sans issue. N’en déplaise aux stratèges parisiens.

     Mali, une guerre sans fin

    CLIQUEZ SUR CE LIEN : http://www.leparisien.fr/international/mali-une-guerre-sans-fin-30-04-2018-7691247.php

     

     

     

    « La vie d'un homme n'a pas de prixAlgérie : la rénovation de la Casbah retirée à la France et confiée à Cuba »
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  • Commentaires

    1
    Mercredi 15 Mai à 11:30

    La France se retrouve embourbée et les Français sont dans la mouise ! Il n'y aurait pas un lien entre les deux phénomènes ?

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