• "Et J'entendrai siffler le train toute ma vie" MISE A JOUR 07/03/2019

     

    "J'entends siffler le train"

    19 mars 1962 : C’est le cessez-le-feu de la guerre d’indépendance de l’Algérie, la même année Richard Anthony écrit la chanson «  J’entends siffler le train » qui reste son plus grand succès.

     

    Le 19 mars prochain ayons une pensée pour tous nos copains qui n’ont pas eu la chance de prendre le train du retour après leur dramatique aventure en Algérie. Ils sont « morts pour la France » c’est le terme officiel… Mais je ne suis pas d’accord, ils sont « morts pour la France coloniale et raciste » parce qu’on les a forcés à maintenir un colonialisme qui a duré 132 ans avec tous ses crimes de guerre, crimes contre l’Humanité a même dit, pour des motifs pré-électoraux, donc non sincères, un président de la République qui est plutôt le président d’une République monarchique… Je ne suis pas d’accord aussi, avec tous les anciens combattants qui sont si fiers de leurs décorations obtenues pour une cause injuste, empêcher les Algériens d’obtenir leur indépendance… Certains se prennent pour des combattants qui ont débarrassé la France des nazis…Ces  derniers sont bien « Morts pour la France » car ils ont libéré notre cher Pays.

    Le 19 mars 2019 approchant les anciens combattants de la guerre d'Algérie ne s'entendent pas entre eux si j'en crois cette information parue ce matin dans la presse :

     

    Île d’Oléron : la guerre d’Algérie ravive

    des batailles de mémoires

    "J'entends siffler le train"

     Cette petite voie provoque des secousses, 57 ans après la fin

     de la guerre d’Algérie

    Une rue du 19-Mars-1962 sera dénommée le 19 mars prochain. Sur fond de rivalité entre associations d’anciens combattants.

    Cinquante-sept ans après la fin d’un conflit armé de la décolonisation qui a longtemps tu son nom, les secousses de la guerre d’Algérie se font toujours sentir. La décision de la municipalité de Saint-Trojan-les-Bains de dénommer une rue « du 19-Mars-1962 » – avec inauguration ce 19 mars à 15 h 30 – ne passe pas auprès d’une partie des anciens combattants de l’île d’Oléron.

    Je dirai à ces anciens combattants que personne ne réécrira l'Histoire de la guerre d'Algérie en particulier et du colonialisme en général... Colonialisme... un mot qui est tabou pour toutes les associations d'anciens combattants sans exception... Quant à moi je suis fier d'avoir été et d'être anti colonialiste et anti raciste... Ce sont des raisons qui m'ont fait prendre la décision de refuser la croix du combattant... et j'entendrais siffler le train toute ma vie...

    Michel Dandelot 

     

     

     

    France-Algérie : retour en images

     sur une longue histoire tourmentée

    "Et J'entendrai siffler le train toute ma vie"

    Capture d’écran

    Les présidents français et algérien à Tlemcen (Algérie), le 20/12/2012 -

    @ Copyright : AFP PHOTO / POOL / BERTRAND LANGLOIS

     

    C'était le 27 février dernier à Paris. Le porte-parole du gouvernement français était interrogé sur la perspective d'une 5ème candidature d'Abdelaziz Bouteflika.

    « C'est au peuple algérien qu'il revient de choisir ses dirigeants, de décider de son avenir, et cela, dans la paix et la sécurité. Vous le savez, c'est un pays ami, c'est un partenaire important auquel nous rattachent des liens d'une exceptionnelle densité qui sont le fruit de l'histoire ».

    Benjamin Griveaux

    porte-parole du gouvernement français

    Une histoire marquée par plus d'un siècle de colonisation, puis la guerre d'indépendance à partir de 1954.

    Ce conflit aura fait entre 300 000 morts à 1 million 500 000 suivant les sources et laissé de nombreuses séquelles de part et d'autres de la Méditerranée. 

    Huit ans de guerre qui s'achèvent en 1962 par les accords d'Evian annoncés officiellement le 19 mars à midi, puis l'indépendance de l'Algérie.

    Cette page d'histoire douloureuse hantera longtemps les relations entre Paris et Alger.

    L'Algérie et la France, une longue histoire commune, faite de drames, de déchirements et de normalisation. Retour sur les événements, de la guerre d'Algérie aux poignées de mains des présidents…

     

    MERCI D’arrêter cette vidéo quand ça change de sujet 

     


     Marches contre Bouteflika : l’étrange proposition

    de la France 

    "Et J'entendrai siffler le train toute ma vie"

    Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères français vient de faire une déclaration pour le moins étrange sur la situation en Algérie.

    Pour Jean-Yves Le Drian, il faut que le processus électoral se poursuive. Cette phrase nous rappelle cette autre phrase tenue par un autre socialiste, François Mitterrand quand le FIS dissous était arrivé premier aux législatives de 1991.
    « Nous devons laisser le processus électoral se dérouler », a déclaré Jean-Yves Le Drian lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale. « La France, évidemment, en raison de nos liens historiques (…), est très attentive au déroulé de cette échéance majeure. » Quelque quatre millions de personnes d’origine
    algérienne vivent dans l’Hexagone.

    Décidément la France n’a rien compris à l’Algérie. Alors que les villes algériennes bruissent de colère et de protestations monstres contre le régime et le 5e mandat de Bouteflika, voilà que le ministre des Affaires étrangères français se laisse aller à une déclaration qui a des accents de soutien au régime (voir la vidéo).

    On sait que Paris a pour habitude de soutenir même militairement les dictatures. Il y a quelques semaines, l’armée française est intervenue contre la rébellion tchadienne pour protéger le dictateur Idriss Déby, à la tête du Tchad depuis 30 ans.

    Ce que Le Drian et Paris n’ont rien compris c’est qu’Alger n’est pas N’djaména. Ni Caracas d’ailleurs.

    Vidéo hier à l'Assemblée Nationale

    MERCI DE CLIQUER SUR LE LIEN CI-DESSOUS :

    https://www.facebook.com/ahmed.tazir/videos/10157065948884776/ 

     

    « "Mea culpa d'un antisioniste" Un article signalé par Jacques CROS *** Le pouvoir israélien tue les PalestiniensAlgérie : « Ne jamais se fier à l'impérialisme » »
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  • Commentaires

    2
    Mercredi 6 Mars à 19:10

    Franchement, c'est une honte de soutenir un tel slogan "Mort pour la France" et ce pour un conflit armé qui opposa une grande nation avec tout un arsenal militaire contre un peuple colonisé, démuni qui n'avait que le courage de se battre pour libérer son territoire contre un régime colonial injuste et criminel. 'Mort pour la France " cette position politique continue à déshonorer la France elle même dans ses valeurs de démocratie, de justice et d'égalité.imaginons un peu l'ampleur de la gravité. il est temps donc de réveiller les consciences. c'est pour cette raison que j'invite les associations telles que la FNACA à engager une réflexion dans ce sens avant qu'il ne soit trop tard. Sauvez l'honneur de votre pays dans cette deuxième mi-temps. Condamnez le colonialisme et assainissez votre passé au profit de vos enfants. et c'est la clé de la réconciliation et de l'apaisement. Cordialement.

    1
    Mercredi 6 Mars à 15:57

    19 mars 1962 ? Il doit y avoir dans les jeunes générations des tas de gens qui ne savent pas ce qui signifie cette date. Et dans les plus anciennes on en trouve qui y voient une défaite ! 

    Eh oui, c'est la fin d'un monde, celui de l'empire colonial pour le maintien duquel on avait enrôlé ceux qui avaient 20 ans en ce temps-là.

    Un peuple qui en opprimé un autre ne saurait être un peuple libre avait dit un philosophe du 19ème siècle. Nous n'avions pas le droit de vote mais le devoir de perdre de longs mois de notre jeunesse et pour certains d'entre nous beaucoup plus !

    Le 19 mars 1962 je n'ai pas entendu de train siffler à Géryville où je me trouvais alors, il n'y passait pas de ligne de chemin de fer, la plus proche était à une centaine de kilomètres. Par contre j'ai entendu les rafales d'armes automatiques tirées par probablement des supplétifs sur la foule des manifestants qui exprimaient leur satisfaction de la fin de la guerre et des perspectives d'indépendance et de fin du colonialisme qui se dessinaient.

    Onze morts ai-je su plus tard. J'ignore le nombre de blessés. Mais je n'ai pas entendu de train, sinon celui de l'Histoire. 

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