• La dramatique histoire des déportés algériens de la Nouvelle-Calédonie

     

    Algérie française : Il y eut d’abord les «Enfumades du Dahra», un crime de guerre ! Dont vous pourrez retrouver l’article sur mon blog en cliquant sur le lien ci-dessous :

    http://www.micheldandelot1.com/algerie-les-enfumades-du-dahra-a132366202 

    Aujourd’hui, en France, certains osent encore parler des bienfaits de la colonisation, honte à eux ! Mais ça n’a pas suffit à la France coloniale… Aujourd’hui, en ce moment même, on parle beaucoup du référendum concernant l’indépendance de La Nouvelle-Calédonie qui va avoir lieu en 2018… Savez-vous que la colonisation de l’Algérie à un rapport avec La Nouvelle-Calédonie… En effet les colons criminels ont déporté des Algériens dans cette autre colonie française… 

    La dramatique histoire des déportés algériens

    de la Nouvelle-Calédonie

    La présence en ces lieux de cette communauté remonte à plusieurs générations. Elle est issue d’anciens déportés d’Algérie qui avaient participé au soulèvement contre l’armée d’occupation du pays. Jugés, ils furent exilés vers la Nouvelle-Calédonie. Les premiers arrivants de cette communauté furent déportés en 1873. La grande majorité réside dans la vallée de Nessadiou et Bourail, une petite ville proche de cette vallée. Quelques mots d’histoire nous permettront de suivre la trace de ces déportés qui ont fait souche à plus de 20 000 km de leur pays natal.

    Insurrection 

    Les principales causes des différents soulèvements populaires en Algérie, dont celui de 1871, sont l’occupation du pays, l’oppression, la misère et l’arbitraire. Le décret Crémieux de 1870 attribuant à tous les Israélites résidant en Algérie la nationalité française et l’accès aux droits qui en résultent ne fut que le détonateur et non la cause majeure comme citée par certains historiens de l’époque coloniale. Après la dernière campagne de Kabylie menée par le général Randon en 1857, l’occupant pensait que l’Algérie était « pacifiée ». Par la suite, la population eut à subir d’autres fléaux. C’est ainsi que près de 500 000 personnes périrent suite à des famines effroyables durant les années 1867, 1868 et 1869.

    Malgré l’opposition du général Mac-Mahon, gouverneur général, une commission d’enquête s’est rendue sur place et a pu constater que l’administration coloniale n’a même pas essayé de venir en aide à ces malheureux. A cela s’ajoutent les interminables dépossessions des biens et
    des terres qui étaient redistribuées aux nouveaux colons et autres indésirables de la métropole. Beaucoup de tribus se soulèvent, dont la confrérie des Rahmania de Seddouk avec à sa tête Mohamed Améziane Ben Cheikh El Haddad, les Mokrani de la kalaâ des Beni Hammad de Medjana. En 1871, des spahis se mutinent dans la région constantinoise et s’associent à la tribu des Hanencha pour assiéger Souk Ahras. Le soulèvement se généralise peu à peu et embrase presque tout le pays. Avec pour seules armes la foi, le courage et la détermination et un rapport des forces défavorable, la révolution finit par être jugulée par l’occupant.


     

     

    150e anniversaire de l'arrivée des déportés algériens en Nouvelle-Calédonie

    2106 "arabes" ont été exilés en Nouvelle-Calédonie entre 1864 et 1921. La "Caledoun" ont fêté le 150e anniversaire de leur arrivée au bout du monde. Des Calédoniens, descendants de déportés algériens, ont fait le voyage jusqu'en Algérie pour retrouver leur famille.

     

    Sonia Barket-Babois, calédonienne petite-fille de déporté algérien, lors de son "retour" en Algérie (photo extraite du film "les témoins de la mémoire" réalisé par Saïd Oulmi)
     
    Sonia Barket-Babois, calédonienne petite-fille de déporté algérien, lors de son "retour" en Algérie (photo extraite du film "les témoins de la mémoire" réalisé par Saïd Oulmi)
     
     
    Entre 1864 et 1921, 2106 "Arabes "pour reprendre la dénomination calédonienne ont été transportés, déportés ou relégués en Nouvelle-Calédonie. Plus exactement, 1822 condamnés aux travaux forcés y ont été transportés, 121 y ont été déportés en tant que condamnés politiques et 163 y ont été soumis à la relégation.


    "Caledoun", ouvrage réalisé par deux auteurs calédoniens, Christophe Sand et Louis José Barbançon, sur l'histoire des arabes et des berbères en Nouvelle-Calédonie
     
    © "Caledoun", ouvrage réalisé par deux auteurs calédoniens, Christophe Sand et Louis José Barbançon, sur l'histoire des arabes et des berbères en Nouvelle-Calédonie.
     
    A la fin du bagne, certains vont faire le chemin retour pour regagner l'Algérie, mais majoritairement les déportés vont s'installer en Nouvelle-Calédonie, principalement dans la région de Bourail. Exclus des lois qui permettent d'être exilés en étant accompagnés par leurs épouses, les "arabes" vont se marier avec des femmes d'origine européenne, kanak, asiatique...Ils obtiennent des concessions et s'enracinent dans la terre de Nouvelle-Calédonie, la "Caledoun"...


    L'entrée du "cimetière des arabes" à Bourail
     
     © L'entrée du "cimetière des arabes" à Bourail

     

    Pour célébrer 150e anniversaire de l’arrivée en 1864, des premiers déportés d’origine algérienne en Nouvelle-Calédonie, l’association des arabes de Nouvelle-Calédonie organise ce samedi, une journée de commémoration et de festivité a Nessadiou (Bourail). Cette manifestation sera notamment marquée par une "Fantasia", cette traditionnelle chevauchée de cavaliers du Maghreb...
     
    Au programme également la projection d’un film, "Le retour". Ce documentaire de 52 minutes a été réalisé après la série de Said Oulmi "les témoins de la mémoire". Au début de cette aventure humaine extraordinaire,  la société de production a diffusé une adresse postale, des milliers de lettres ont alors été expédiées d'Algérie pour reprendre contact avec les "descendants oubliés" de Nouvelle-Calédonie. En tout plus  80 heures d’images et de nombreux témoignages ont été recueillis auprès de dizaines de familles en Nouvelle-Calédonie et en Algérie. Parmi ces témoignages émouvants, celui de Christophe Sand archéologue calédonien, d’origine algérienne. 
     
    Un témoignage celui de Sonia Barket-Babois qui a été profondément marquée par son retour aux sources en Algérie et par sa rencontre avec sa "famille de là-bas"...
     
     

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 3 Décembre à 20:17

    Histoire dramatique où la 3ème République s'est montrée pire que le Second Empire !!!

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