• Qu'ils viennent me chercher dit le chef... "Tar' ta gueule à la récré répondent les "ils"

    « Qu'ils viennent me chercher dit le chef... »

    "Tar' ta gueule à la récré répondent les "ils"



    C’est avec surprise que j’apprends par mon journal local que Marlène Schiappa était, la semaine dernière, dans un village de Saône-et-Loire qui s’appelle Pierre-de-Bresse. Je connais bien cette commune de 2000 habitants, j’ai fréquenté son école complémentaire dans les années 1956-57, puis accompli un apprentissage dans une imprimerie avant de partir, contre ma volonté, dans la sale guerre d’Algérie…

    Jamais je n’aurais imaginé que Marlène Schiappa vienne essayer de  sauver « le soldat Macron » (qui n'a d'ailleurs jamais accompli de service militaire) chez mes amis pierrois c’est ainsi qu’on appelle les habitants de Pierre-de-Bresse… Alors là pour un scop, c’est raté…Marlène Schiappa ne nous apprend rien. En effet, pour le moment je pense que les Pierrois  comme tous ces Français que son chef a appelé les « rien » plutôt que de parler de l'affaire Benalla qu'ils considèrent comme un scandale de plus en attendant d'en connaître davantage après la fin des auditions parlementaires et des conclusions de la Justice  parlent plutôt des retraites taxées par l’augmentation de laCSG, du chômage qui vient encore d’augmenter, des hôpitaux qui ferment leurs services, du coût de la vie, du carburant qui devient aussi cher que l’or… etc… Oui, pour le moment les Pierrois comme les Français ont d’autres soucis que l’affaire Benalla… Alors moi j’ai décidé de vous en parler, mais avant prenons connaissance de « cette incroyable révélation (rire) de Marlène Schiappa l’une des "godillots" du chef  Macron.

    En conclusion Marlène Schiappa : du « Casse-toi, pauv' con ! » de Sarkozy au «  qu’ils viennent me chercher de Macron «  les Français en ont vraiment ras-le-bol de ces comédiens politiciens arrogants et provocateurs… seuls les riches ne se plaignent pas… 

    L'affaire Benalla ? Personne n'en parle

     à Pierre-de-Bresse selon Marlène Schiappa

    Les Bressans se ficheraient-ils de l'affaire Benalla ? C'est ce que pourrait laisser penser Marlène Schiappa. La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, était l'invitée de France Info ce mercredi matin. Selon elle, l'affaire n'est pas "une obsession pour les Français", citant en exemple les rencontres qu'elle a pu faire le week-end dernier à Pierre-de-Bresse.

    Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes. Photo d'archives AFP

    Ce mercredi matin, France Info recevait la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, pour échanger avec elle sur l'affaire Benalla.

    Dans cette interview, la secrétaire d’État estime que cette affaire n'est pas "une obsession pour les Français", elle évoque en exemple son passage en Bresse ce week-end, où, selon elle, personne ne parle de ça : "Samedi et dimanche, j'étais en Bourgogne dans un village qui s'appelle Pierre-de-Bresse chez ma sœur. Ce que je peux vous confirmer, (...) c'est que les gens, que ce soit au marché, dans les parcs pour enfants, dans la rue, dans la forêt au cours des promenades, dans les barbecues avec les voisins, ce n'est pas un sujet qui les intéresse", a-t-elle expliqué.

    Dans cette interview, elle a tout de même reconnu la vidéo a choqué, notamment "le fait que quelqu’un qui n’est pas policier prenne un rôle de policier parce que ma conviction, c'est que les Français et les Françaises sont attachés à leur police".

    Cliquez sur ce lien  pour voir la vidéo concernant Marlène Schiappa : https://twitter.com/twitter/statuses/1022014150015369218 

    SOURCE : https://c.lejsl.com/edition-bresse/2018/07/25/l-affaire-benalla-personne-n-en-parle-a-pierre-de-bresse-selon-marlene-schiappa#commentaires

    Les « Ils » et le "chef"

    « Qu’ils viennent me chercher"... — C'était clair pour tout le monde, que c'était lui, et lui seul, le responsable. Personne n'en avait jamais douté. — Mais en quoi la prise de parole du président de la République, hier soir, devant un groupe de députés amis, est-elle choquante, et en quoi est-elle dangereuse ? —

    C'est que, d'après internet — le président a mêlé toutes les accusations qui s'étaient développées contre lui, et qu'il a repris en particulier les accusations infamantes, issues de sites d'extrême-droite (comme quoi cet Alexandre Benalla était son amant, ou l'histoire imbécile du code nucléaire) avec les autres accusations, de favoritisme, d'avantages en nature accordés à son garde du corps — et sur les raisons pour lesquelles il était possible qu'un homme de vingt-six ans se mette à la place des services de protection de l'Etat et puisse dire, par exemple, pendant l'épisode — finalement calamiteux — de la remontée des Champs-Elysées par les Bleus — "moi, le préfet, je l'emmerde". Et si Benalla n'était pas destinataire de 300 mètres carrés quai Branly, — et s'il ne touchait pas 10.000 euros par mois (prenons en acte), mais, alors, combien ? — Mettant sur le même plan, dans la même phrase, des saloperies complotistes et le travail normal de la presse, des députés, et, finalement, les interrogations de tout un chacun, le président a donc créé un corps d'ennemis, qu'il appelle "Ils".

    "Qu'ils viennent me chercher."

    Non, en démocratie, on ne vient pas "chercher" un "chef". Personne ne doit venir chercher un homme providentiel. On élit un homme, normal, qui est censé travailler selon des règles connues de tous, au nom de ce "ils" qu'on peut, tout bêtement, appeler le peuple.

    "Je réponds aux Français" a dit le président. Et pas, donc, aux "ils".

    Si les "ils", pour lui, ce ne sont pas les Français, — ces "ils" étant ces deux fondements de la démocratie que sont la presse et le parlement — "ils" sont quoi ? Une superstructure de parasites qui empêchent la communication directe entre le chef et son peuple ? C'est-à-dire que, la démocratie, au fond, on n'en a pas besoin ?

    Parce que l'impression que laisse cette phrase est d'autant plus pénible, qu'au fond, le président élu dit le contraire de ce qu'il est censé avoir voulu dire : oui, pour lui, les Français sont des "ils", — et, face aux "ils", il y a un "moi".

    Et ce "moi", c'est le "chef".

    Mais "le chef de l'Etat" n'est pas le "chef". Il est notre représentant suprême. Le "chef", jusqu'à plus ample informé, par toutes ses (faillibles et perfectibles) institutions, pour lesquelles des générations ont lutté, et souvent au prix de leur vie anonyme, c'est le peuple français.

    Malheur à qui l'oublie. 

     

    « AC FNACA "Ils sentent la fin du voyage approcher, lentement mais sûrement, alors ils tentent des regroupements avec l'UNC"... Qu’ils viennent me chercher ! La France, nouvelle cour d'école de son Président ? »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Juillet à 10:05

    Ah si, l'affaire Benalla interpelle les Français, tout le monde en parle !

    Qu'est-ce qui est donc en cause ? Sans aucun doute la politique antisociale que mènent Macron et sa majorité accompagné de la répression, comme on l'a voit dans la vidéo du 1er Mai à l'encontre de ceux qui expriment leur désaccord avec ce qu'ils vivent.

    Le problème dépasse le cadre du fait divers et des personnes qui en sont responsables même s'il englobe ces données. Ce qui est en question c'est les limites historiques sur lesquelles butte un système, le capitalisme, à bout de souffle. Dans  sa logique de profit il est arrivé à un stade où il n'est plus en mesure de répondre aux besoins actuels de l'humanité.

    La France avait connu une situation analogue en 1789. Une révolution a été nécessaire pour en finir avec l'Ancien Régime. Les exigences du moment conduisent à  une rupture franche et décisive. Je veux bien reconnaître que la conscience de cette nécessité n'est pas claire dans la tête des gens. Pourtant sans ce changement de fond, on ne résoudra rien. Bien sûr les dividendes des actionnaires vont continuer à augmenter mais c'est précisément cela qui génère la crise socio-économique que nous subissons.

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter