• Quotidien el watan : la semaine qui ébranle le pouvoir *** « Il a vécu l’enfer de la guerre d’Algérie »

     

    A la fin de cet article vous pourrez visionner  une vidéo intitulée «  il a vécu l’enfer de la guerre d’Algérie » un  témoignage d’un ancien appelé de la guerre d’algérie mais avant prenez connaissance d’un article d’un quotiden algérien :

     

    Quotidien el watan : la semaine

     qui ébranle le pouvoir

     

    Quotidien el watan : la semaine qui ébranle le pouvoir ***

    (Photo El Watan)

    L’Algérie vit au rythme des journées de mobilisations inédites. Elles ébranlent le pouvoir politique qui pour le moment ne montre pas des signes de panique. Encore moins un signe d’ouverture. 

    Mais derrière les assurances affichées par les partisans de la «continuité» se dissimule le doute. D’autant que l’issue de ce face-à-face entre le pouvoir et les rues algériennes en effervescence reste incertaine. 

    Le jeu politique est bousculé et les tenants du pouvoir  sentent la nécessité de revenir à la table de discussion et rebattre les cartes. 

    Ultime rempart, la contestation se généralise, libère des territoires jusque-là soumis et prend les allures d’une insurrection pacifique décidée à mettre en échec le scénario d’un 5e mandat présidentiel pour Abdelaziz Bouteflika. Et à travers le rejet de cette candidature, pour le moins absurde, c’est tout le système politique en place qui est sommé de partir pour être remplacé par un nouvel ordre démocratique. 

    Une vieille revendication politique reprise avec force par les grandes mobilisations populaires lancées à partir de l’historique journée 22 février qui marque l’ouverture d’une nouvelle ère dans la marche du pays. Une date qui signe la fin d’un long «silence» national. Le jour où la colère a cessé d’être sourde pour exploser à la figure du pouvoir. 

    Un pouvoir qui fait face au peuple décidé à en découdre, mais également face à lui-même et ses propres contradictions. Les détenteurs de la décision politique doivent entendre le message qui vient des profondeurs du pays. Ils doivent surtout prendre toute la mesure de l’exaspération d’une société et de son puissant et irrépressible désir de liberté. 

    Ils ne peuvent lui opposer la sourde oreille ou la surannée méthode de l’écrasement dans le sang. La confrontation directe avec la rue serait une erreur fatale d’abord pour eux. La répression ne peut venir à bout d’un pays qui se soulève. 

    La raison doit impérativement l’emporter sur l’aveuglement. La raison est d’annuler la candidature de Abdelaziz Bouteflika que tout le monde sait irrationnelle. 

    A commencer par son entourage immédiat. Ils savent tous au sein du pouvoir avant l’opposition que le statu quo incarné par le maintien de Abdelaziz Bouteflika au pouvoir est un non-sens politique. Son refus massif par les Algériens est en réalité une opportunité qui leur est donnée pour se ressaisir. Il faut vite saisir cette chance historique. 

    Une retraite du chef de l’Etat sortant ne saurait être interprétée comme une défaite, mais une victoire et pour tous. La situation dans le pays est déjà extrêmement tendue. 

    Les Algériens ne veulent pas de sang ni de larmes. Ne pas suivre le sens de l’histoire, c’est pousser vers une radicalisation périlleuse du mouvement de colère qui prend partout. 

    Si, en effet, des aventuriers –minoritaires – mus par des intérêts étroits poussent vers une direction sans issue, il existe des hommes et des femmes animés par le souci de préserver les intérêts de tous, mais surtout de donner au pays un nouveau cap, celui du développement politique et économique. 

    Ces derniers sont plus que jamais interpellés. Ils doivent faire corps avec le peuple en mouvement et les patriotes majoritaires dans le pays. Sans ruse ni calculs. Mais avec conviction.

     

    «  il a vécu l’enfer de la guerre d’Algérie »

     

     

     

    « Manifestations en Algérie : et la France dans tout ça ?Insoumissions, refus d'obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d'Algérie : 1954-1962 »
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  • Commentaires

    1
    Jeudi 28 Février à 10:07

    Il apparaît clairement que le cinquième mandat auquel prétend Bouteflika a joué le rôle de déclencheur d'un processus qui concerne bien plus que cet aspect.

    C'est un peu la même situation qu'en France avec la taxe sur les carburants et le mouvement des Gilets jaunes.

    Quant au témoignage de l'Ancien d'Algérie il confirme la diversité de ce qui a été vécu par les uns et les autres.

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